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Des facs américaines ont des programmes spéciaux pour étudiants alcooliques ou toxicos

Repéré par Claire Levenson, mis à jour le 17.03.2015 à 9 h 47

Repéré sur NPR, New York Times

Des jeunes femmes en spring break au Mexique, en 2009. REUTERS

Des jeunes femmes en spring break au Mexique, en 2009. REUTERS

Les jeunes alcooliques qui veulent étudier aux Etats-Unis sans rechuter sont confrontés à un problème de taille: sur les campus, la plupart des loisirs et des occasions de rencontres sont liés à la bière ou à la vodka. Dans ce contexte, un nombre croissant d'universités américaines ont mis en place des programmes de soutien pour leurs étudiants qui ont des problèmes d'addiction, rapporte la radio NPR. Sur un total d'environ 4.500 facs aux Etats-Unis, 135 offrent actuellement ces services, et leur nombre est en forte croissance: il y a deux ans, il n'y en avait que 35.

Ces centres sont pour la plupart gérés par des étudiants –tous anciens alcooliques ou toxicomanes– qui créent un espace de sociabilité sans alcool et sans drogue, avec des groupes de discussion hebdomadaires et un système de mentorat. Pour les jeunes qui veulent rester sobres sur le campus, il est en effet crucial de trouver des amis qui, eux aussi, ne boivent pas. 

Dans certaines écoles, comme  l'Université du Michigan, un psychologue est embauché à plein temps pour aider ces étudiants susceptibles de rechuter, explique un article du New York Times. 

Le plus important programme du pays –le Collegiate Recovery Program– a été créé dans les années 1980 à l'université Texas Tech. Il accueille actuellement 120 étudiants, dont certains reçoivent des bourses allant jusqu'à 6.000 dollars lorsqu'ils ont des bonnes notes et ne rechutent pas. Le centre a aussi un lounge spécial sans alcool, avec ping pong, billards et télévisions. Les membres doivent prendre un cours sur la prévention de la rechute, faire du volontariat et participer à des réunions. A l'université du Michigan, il y a même la possibilité de prendre des vacances spéciales sans alcool, un Clean Break au lieu des orgies du Spring Break habituel. 

Ces programmes spécialisés ont en général de bons résultats –la plupart des étudiants restent sobres et finissent leurs études– et reçoivent des financements publics. 

L'autre alternative pour les étudiants qui veulent éviter les tentations de l'alcool ou de la drogue est d'aller dans une université mormone ou très chrétienne. Chaque année, le site Princeton Review fait un classement des universités les plus sobres. Depuis 17 ans, la première place revient à l'université mormone Brigham Young, où la consommation d'alcool est entièrement interdite.

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