Économie

Automobile: vers une alliance PSA Mitsubishi

Temps de lecture : 2 min

PSA Peugeot-Citroën ne pouvait rester absent de la consolidation en cours de l'industrie automobile mondiale sous peine de se mettre en danger. Selon La Tribune qui cite des sources proches du dossier, PSA réfléchirait «activement à une alliance avec Mitsubishi».

Cette perspective n'est pas une vue de l'esprit comme le montre déjà la commercialisation en Europe sous les marques Peugeot et Citroën d'une voiture électrique basée sur un modèle du groupe japonais. Les deux sociétés vont développer une voiture reposant sur la plateforme i-Miev, un modèle compact tout électrique que Mitsubishi a lancé en juin au Japon.

Le nouveau président du directoire de PSA, Philippe Varin, veut que son groupe trop dépendant sur l'Europe prenne pied de façon plus importante en Asie et sur le continent américain. Dans cette perspective, le groupe japonais pourrait être le partenaire idéal répliquant à une échelle plus petite le succès du rapprochement entre Renault et Nissan

Les deux groupes, qui ont aussi un projet de partenariat en Russie, se connaissent bien. En outre, Mitsubishi est spécialisé dans le 4x4 et les pick-up, des modèles que PSA ne construit pas et inversement, le français est particulièrement bien placé sur le segment des petites voitures, handicap de Mitsubishi.

Pour PSA, un rapprochement avec Fiat ou BMW parfois évoqué semble maintenant écarté. L'allemand avait un temps été vu comme le partenaire idéal. BMW a une structure de capital familiale, avec la famille Quandt comme PSA avec la famille Peugeot. Les deux groupes travaillent par ailleurs déjà ensemble : coopérations notamment dans les moteurs à essence de 1,4 et 1,6 litre de cylindrée présents notamment dans les Peugeot 207, 308, ainsi que dans les Citroën C4 et C4 Picasso. BMW se fournit également chaque année en dizaines de milliers de mécaniques Diesel signées PSA.

Mais un rapprochement capitalistique entre PSA et BMW aurait créé des problèmes de valorisation presque insurmontables et sans doute des menaces sur l'emploi en France et en Allemagne.

Mitsubishi avait déjà fait une tentative de rapprochement avec un groupe automobile européen, en l'occurrence l'ex-groupe DaimlerChrysler entre 2000 et 2005. Le géant allemand avait alors pris une participation à hauteur de 37% dans son nouveau partenaire. Mais la coopération entre les deux constructeurs automobiles n'avait jamais vraiment pris corps et un scandale autour de défauts techniques sur des modèles du japonais avaient signé la fin de ce mariage malheureux, avec la sortie définitive du capital du groupe d'outre-Rhin en novembre 2005.

Afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs, il faudra qu'il y est vraiment une réelle complémentarité entre PSA et Mitsubishi.

[Lire l'article complet sur La Tribune]

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Image de Une: Reuters

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