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La France devrait arrêter d'admirer aveuglément Napoléon

Repéré par Cécile Chalancon, mis à jour le 15.03.2015 à 11 h 13

Repéré sur The Telegraph

La Bataille de Waterloo. 18 juin 1815, par Clément-Auguste Andrieux, 1852. via Wikipedia

La Bataille de Waterloo. 18 juin 1815, par Clément-Auguste Andrieux, 1852. via Wikipedia

«Les Français devraient mettre fin à leur histoire d'amour avec Napoléon. C'était un dictateur brutal et absolument impitoyable Bon, évidemment, c'est un site de la «Perfide Albion» qui écrit cela, The Telegraph. Mais les arguments développés par l'historien et présentateur de la BBC Dan Snow mettent une nouvelle fois en lumière la difficulté qu'a la France de regarder objectivement sa propre histoire. 

Ce texte est une réaction à l'opposition de la France de la mise en circulation d'une pièce de deux euros commémorant la bataille de Waterloo

Pour rappel, la bataille de Waterloo est la dernière menée par Napoléon Ier, et sa défaite, le 18 juin 1815, face aux armées britanniques, allemandes, néerlandaises et prussiennes signe la fin de l'Empire. 

Dan Snow le dit en préambule: 

«Toutes les nations ont leurs squelettes. L'Histoire est une série d'atrocités, de jeunes hommes génocidaires ayant donné libre cours à leurs pulsions les plus sombres. Comme notre roi “Coeur de Lion”.»

«Cette année, l'Allemagne doit encore faire face à ses gigantesques crimes avec une série de commémorations, de la libération d'Auschwitz à sa défaite finale.»

Et en France aussi, nous nous retrouvons selon lui dans cette position inconfortable avec l'anniversaire de la bataille de Waterloo.

L'idée est de regarder Napoléon d'un point de vue européen. Dan Snow reconnaît que l'Empereur a mené en France une politique qui a fait entrer les idées des Lumières.

«Mais il est aussi responsable de la mort de millions d'hommes, de femmes et d'enfants à travers l'Europe et au-delà. Il était un dictateur militaire. Brilliant, tout à fait brutal et impitoyable. Cas unique dans l'histoire européenne, il a conquis un empire qui s'étendait du Portugal à Moscou. (...) Ses hommes ont parcouru les lieux à la recherche de provisions comme des sauterelles qui ne laissent que la famine derrière leur passage. Les villes ont été pillées, les femmes violées, les trésors volés.»

Sa défaite vaut donc peut-être une pièce européenne...

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