France

Comment ne pas être victime du swatting

Repéré par Myriam Lebret, mis à jour le 13.03.2015 à 16 h 49

Repéré sur Digg, Libération, Les Inrocks, Rue 89, Slate.com

Exercice du GIGN sur le pont Alexandre III à Pairs e 11 octobre 2009. REUTERS/Benoit Tessier

Exercice du GIGN sur le pont Alexandre III à Pairs e 11 octobre 2009. REUTERS/Benoit Tessier

Quel est le point commun entre Enora Malagré, Lil Wayne, le gamer français BIBIX et une élue de Mantes-la-Ville? Ils ont tous été victimes du swatting, cette méthode qui consiste à envoyer un service d’urgence (le SWAT aux Etats-Unis, le GIGN en France, le Samu…) au domicile de son ennemi en prétextant une situation dangereuse.

Cette pratique se répand depuis quelques années aux Etats-Unis, comme l'explique Libération, notamment dans le monde des jeux vidéo où certains joueurs prennent un malin plaisir à envoyer les forces spéciales chez quelqu’un alors que cette personne se filme en train de jouer en live sur Internet.

Pas de panique, le site Digg explique comment ne pas être victime de swatting

Son premier conseil est de faire attention à ses données personnelles en ligne. Digg conseille de ne pas poster son adresse ou son numéro de téléphone sur Internet, puisque ces données sont ensuite revendues. En France, la Cnil explique comment effacer des informations sur un moteur de recherche. L'année dernière, nous vous donnions aussi des conseils pour effacer vos données sur Facebook

Dans la même ligne, mieux vaut protéger son adresse IP. Elle peut permettre aux swatters de vous localiser. Cette adresse peut être trouvée assez facilement, notamment si vous utilisez Skype. Digg conseille aussi d'utiliser deux moyens d'authentification (mot de passe + code que l'on reçoit par téléphone par exemple) et de se méfier des pièces jointes, elles peuvent contenir des programmes dangereux. 

Si jamais vous pensez être une cible potentielle, n’hésitez pas à prévenir votre commissariat et à lui donner votre véritable numéro de téléphone. 

Enfin, si le swatting arrive pour de vrai, obéissez aux ordres de la police. Si jamais vous vous retrouvez menottés (vous ne pensiez tout de même pas que le GIGN allait vous faire la bise?), expliquez calmement qu’il s’agit d’un malentendu. 

Le swatting a déjà fait plusieurs victimes en France. C’est le cas de Hubert alias BIBIX, un joueur qui s’est retrouvé menotté par la police alors qu’il se filmait en train de jouer en ligne. En streaming sur Twitch, la vidéo de l'arrestation a été diffusée en temps réel. 

 

Selon MetroNews, les internautes du chat Violvocal pourraient être à l'origine de ce swatting. Ce site sur lequel les internautes s'insultent et se livrent à des canulars téléphoniques a été créé par le hackeur Gregory Chelli, alias Ulcan, qui vit en Israël à Ashdod et avait déjà fait parler de lui l’an dernier. Ulcan est le hackeur à l’origine du harcèlement d’un journaliste de Rue 89. Après des actes de swatting, le père du journaliste était décédé des suites d’un infarctus.

Mais le swatting ne fait plus seulement des victimes chez les gamers. Le 10 mars, une alerte France Info annonçait qu’Enora Malagré avait été poignardée par son compagnon, qui avait ensuite appelé la police. L’histoire était fausse, comme le raconte Libération.

Idem pour la conseillère municipale de Mantes-la-Ville Bénédicte Bauret. Le Parisien raconte que la police a reçu un appel dans la nuit du 11 au 12 mars. Celui-ci affirmait qu’un homme avait tué sa femme avant de s’enfermer dans la maison de l’élue avec un otage.

Les personnes qui font du swatting risquent 2 ans de prison et jusqu’à 30 000 euros d’amende.

Aux Etats-Unis, Justin Bieber, Rihanna, Russell Brand, Clint Eastwood, Paris Hilton, ou encore Kim Kardashian ont été les cibles de swatting. Plus récemment, c’est Lil Wayne qui y a eu droit mercredi 11 mars. Slate.com explique que la police s’est rendue au domicile du rappeur après avoir été contactée par un inconnu qui affirmait qu’au moins quatre personnes y avaient été tuées. 

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