Monde

Le printemps avorté de Beyrouth: une décennie pour rien

Bachir El Khoury, mis à jour le 14.03.2015 à 8 h 18

Dix ans après la journée historique du 14 mars 2005, l'«Intifada de l’Indépendance» n'est plus que l'ombre d'elle-même, un triste et amer constat d’échec d'une Révolution qui incarnait pourtant tous les espoirs.

Le 14 mars 2005 à Beyrouth. REUTERS/Damir Sagolj

Le 14 mars 2005 à Beyrouth. REUTERS/Damir Sagolj

Beyrouth (Liban)

Le Liban célèbre aujourd’hui le 10e anniversaire de sa Révolution, connue sous le nom de la «Révolution du Cèdre» ou encore de l'«Intifada de l’indépendance», qui avait mis fin à trois décennies d’occupation syrienne et provoqué une forme de cohésion et de réconciliation nationales, restées néanmoins largement inachevées.

Déclenchée par l’assassinat, le 14 février 2005, de l’ancien Premier ministre Rafiq Hariri, celle-ci s’était tissée au fil d’un mois de manifestations quotidiennes inédites au centre de Beyrouth, rassemblant chrétiens et musulmans et ayant atteint leur apogée le 14 mars, avec l’afflux de plus de 1,3 million de personnes, soit près du tiers de la population.

La foule, le 14 mars 2005 à Beyrouth / REUTERS    

Dix ans plus tard, la place des Martyrs, rebaptisée place de la Liberté –haut symbole de l’Intifada– a du mal à se reconnaître. L’amnésie et l’indifférence ont pris le dessus sur l’effervescence qui régnait à l’époque. Dans ces mêmes rues qui avaient vu défiler des centaines de milliers de jeunes et de moins jeunes de toutes les communautés du pays, quelques affiches et slogans rappellent timidement l'évènement. Mais l’ambiance est loin d’être à la fête. La dernière décennie aura, en effet, été tout sauf un long fleuve tranquille.

Parmi les milliers de jeunes militants de l’époque, beaucoup sont d’ailleurs partis, tandis que d’autres se sont mués dans un profond silence.

De nombreuses figures emblématiques de la Révolution ont en outre disparu. 

Symbole d’une ère révolue, d’une Révolution oubliée: des projets immobiliers ont poussé à l’endroit même où des centaines de milliers de personnes s’étaient rassemblées il y a dix ans. Ces structures flambant neuves, vides pour la plupart, côtoient d’autres tours ayant proliféré aux quatre coins de la ville, comme pour effacer les souvenirs et engloutir les traces d’une désillusion collective.  

PolitiqueBis repetita permanent

Incarnant tous les espoirs, après quinze années de guerre fratricide et trente ans d’occupations, cette Révolution s’est heurtée à plusieurs obstacles ayant empêché son aboutissement: assassinats à la pelle de plusieurs personnalités clés –imputés à la Syrie et au Hezbollah–, boycott de la vie parlementaire et usage de moyens non-conventionnels par les partis pro-Damas pour torpiller la vie démocratique, début du confit syrien, etc.

Mais les divisions au sein de l’opposition de l’époque, l’opportunisme politique et l’absence d’un nouveau leadership incarnant les valeurs et aspirations de l'«intifada» ont également pesé dans la balance.

Autant de facteurs qui ont retardé la marche de l’histoire, avant d’inverser son cours. 
Illustrant par excellence cette contre-Révolution, le régime politique en place n'a subi aucune réforme, tandis que les vieilles dynamiques féodales et confessionnelles se sont vite réappropriées le paysage.  

Aucune force «alternative» véhiculant un projet politique transcommunautaire n’a en effet vu le jour, alors que la loi électorale, datant de 1960 et fondée sur un découpage ultra-confessionnel, est toujours en vigueur.

Le pays a même régressé en dix ans. Alors qu’une certaine brise de changement commençait à souffler dans les années 1990 et au début des années 2000, la première «intifada» libanaise, a, paradoxalement, provoqué un retour en force des partis sectaires, ou associés aux années de guerre, des Zou’ama (chefs communautaires) ou de leurs héritiers, balayant tout espoir de renouvellement de l'élite politique, basé sur la laïcité, la méritocratie et une culture citoyenne. 

Des portraits de Rafiq Hariri, à Beyrouth le 14 mars 2005. REUTERS/Damir Sagolj

Sur le plan de l’exercice démocratique, la dernière décennie s’est aussi caractérisée par de nombreuses failles et irrégularités, voire des périodes assez longues de paralysie.

Entre 2007 et 2014, Beyrouth a connu deux épisodes de vide à la première magistrature, dont le dernier n'a toujours pas été comblé, tandis que seules deux élections parlementaires «libres» ont été organisées, en 2005 puis en 2009, entachées néanmoins de certaines pratiques peu démocratiques (abus médiatiques, argent électoral, pressions, etc.).

Parallèlement, la vie parlementaire a été sabotée entre 2007 et 2010 par les divisions internes, exacerbées plus tard par le conflit syrien.

Autre fait atypique: l’auto-prorogation à deux reprises par l’Assemblée de son propre mandat, poussant la date des prochaines élections à 2017, et portant ainsi à huit ans l’écart électoral avec le dernier scrutin.

Le pays a également été privé de 16 mois de pouvoir exécutif entre 2011 et 2014, à coup de démission ou de chute de gouvernement. 

Ultime preuve, enfin, d’une régression et d’une incapacité à se réinventer, la présidence de la République, vacante depuis mai 2014, est disputée par deux figures de proue de la guerre civile (1975-1990), le chef des Forces Libanaises (ancienne milice chrétienne), Samir Geagea, et l’ancien commandant en chef de l’Armée, Michel Aoun. Les deux hommes avaient déjà défrayé la chronique en s’affrontant militairement à la fin des années 1980, créant une importante scission au sein de la rue chrétienne et précipitant le passage du Liban sous tutelle syrienne. Aujourd’hui, âgés respectivement de 62 ans et 80 ans, ils continuent de régner en maîtres sur l’échiquier interne.     

Economie 32 milliards de dette de plus


Source: ministère des Finances du Liban

A l’image d’une vie politique sclérosée, l’économie du pays n’a pas, non plus, connu de changement majeur. Illustrant cet état de stagnation, aucune réforme fiscale n’a eu lieu depuis 2005, alors que le déficit public ne cesse de se creuser. Le pays ploie désormais sous le poids d’une dette de 67 milliards de dollars, contre 35 milliards à l’époque de l'«Intifada», et fonctionne sans budget depuis dix ans, faute d’accord politique.

En parallèle, des projets tels que la réforme du système de retraite (le régime actuel remonte à 1963), la mise en place d’un réseau de transport public ou la construction de barrages hydrauliques, sont tous restés lettre morte.

La pays fonctionne sans budget depuis dix ans

 

Seul projet de réforme ayant plus ou moins survécu à la tendance: celui du secteur de l’Energie, visant à rétablir le courant 24h/24, et à mettre fin à une hémorragie financière, culminant par an à deux milliards de dollars. L’exécution des travaux ont toutefois été retardés par les tensions internes.

En parallèle, le projet d’exploration et d’exploitation du gaz offshore, qui devait être lancé en 2013, est reporté sine die. Une quarantaine de sociétés étrangères dont de grands noms (Chevron, Exxon Mobil Corp, Royal Dutch Shell, etc.) avaient pourtant exprimé leur intérêt à investir dans un des secteurs les plus prometteurs pour l’avenir.  

Quant à l’activité touristique, qui représente près du cinquième du PIB, elle s’est largement améliorée au cours des premières années suivant «le printemps de Beyrouth» –atteignant un pic historique en 2010, avec 2,2 millions de visiteurs– avant de fondre de moitié, tandis que les investissements étrangers lui ont emboîté le pas, à l’ombre d’une crise syrienne qui n’a fait qu’accentuer l’inertie des autorités et rendre l’environnement des affaires plus rebutant.


Source: ministère du Tourisme libanais

Preuve d’une régression du climat économique, le Liban arrive désormais au 104e rang parmi 189 pays, dans le classement mondial Doing Business, tandis que l’Etat bat de l’ail au niveau de la lutte contre la corruption –l’un des principaux slogans de la Révolution.

Le phénomène s’est même aggravé au cours des dix dernières années, comme en témoigne l’évolution du classement libanais dans les rapports annuels de l’ONG Transparency International. Le Liban arrive désormais 136e parmi 178 économies, soit parmi les 42 pays les plus perçus comme corrompus de la planète, alors qu’il était classé 83e sur 158 pays en 2005.  

Dans ce contexte, marqué également par une forte régression de la croissance économique (celle-ci est passée de 10,3% en 2009 à 1,5% en 2013, selon le FMI), la paupérisation et les inégalités continuent de progresser: dans certaines villes, comme à Tripoli, plus d’une famille sur deux vit dans la pauvreté (57% de la population locale), prêtant le flanc à une radicalisation de la société, à l’ère de l’émergence de groupes ultra-fondamentaux dans la région. 

Emigration des jeunesUn phénomène qui ne fléchit pas

Le recul de la croissance économique et l’absence d’investissements ont, par ailleurs, pesé sur le marché de l’emploi et exacerbé le phénomène d’émigration –autre preuve-clé de l’échec de la Révolution du Cèdre.

Alors que le départ des troupes de Damas avait amorcé un phénomène de retour au pays (la diaspora libanaise compte plusieurs millions de membres), le flux migratoire est reparti à la hausse, au lendemain de la guerre de juillet 2006, tandis que des milliers de jeunes diplômés cherchent désespérément chaque année à plier bagages pour s’installer sous des cieux plus sûrs ou prospères.

Plus de 6% des foyers ont vu au moins un de leurs membres émigrer entre 2004 et 2009 principalement à la recherche d'un emploi, selon une étude de l’Administration centrale des statistiques (CAS) publiée avant le début du conflit syrien.

Beyrouth, le 14 mars 2005. REUTERS/Damir Sagolj

Si le phénomène d’émigration n’a pas été endigué, ses effets néfastes sur l’économie –la création d’un cycle semi-rentier aux effets inflationnistes– ont encore moins été enrayés; l’émigration affaiblit en effet les forces productives du pays, tandis que l’argent envoyé par la diaspora (7,6 milliards en 2013), destiné à la consommation locale, augmente les prix sur le marché. Cela affecte le pouvoir d’achat des résidents, et crée un cercle vicieux en incitant ces derniers à émigrer, en raison de la cherté de vie, ce qui provoque, à son tour, davantage de transferts en provenance de l’étranger, etc.   

Preuve criante de cette réalité –provoquée, par ailleurs, par l’engouement des ressortissants des riches monarchies pétrolières du Golfe– les prix de l’immobilier ont triplé, voire quadruplé dans certaines régions, durant les cinq années qui ont suivi la Révolution du Cèdre, créant une réelle crise de logement, surtout parmi les jeunes, que la Banque centrale tente encore aujourd’hui de conjurer à travers des crédits subventionnés. 

Tribunal spécial pour le Liban300 millions de dollars pour rien?

Autre preuve d’une décennie «pour rien», ou du moins sans résultats concluants, la «Vérité» –thème principal des manifestations géantes de février et mars 2005, au côté de celui de la «Souveraineté»– n’a été que partiellement faite sur les auteurs des douze assassinats politiques perpétrés en neuf ans –entre octobre 2004 (Marwan Hamadé) et décembre 2013 (Mohammad Chatah)– tandis que la justice n’a toujours pas été rétablie aux yeux des proches des victimes.  

Beyrouth, le 14 mars 2005. REUTERS/Damir Sagolj

Le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), créé en 2007 en vertu de la résolution 1757 du Conseil de sécurité, et installé aux Pays-bas à partir de 2009, a émis quatre mandats d’arrêt contre des membres du Hezbollah en 2011, mais, faute de collaboration ou d’arrestation possible, leur procès s’est ouvert in abstentia en janvier 2014, sans que cela n’aboutisse à un quelconque jugement à ce jour. Les auditions et témoignages se poursuivent, en parallèle, prolongeant le processus.

Initialement prévus pour trois ans, les travaux du tribunal ont été renouvelés à deux reprises et devraient s’achever en 2018.    

Sur le plan financier, cela implique un coût supplémentaire d’environ 60 millions de dollars par an, qui viennent s’ajouter aux quelque 300 millions déjà déboursés en six ans, dont 49% assumés par le Liban.    

La contribution financière de Beyrouth à un Tribunal qui met en cause une partie locale a, par ailleurs, divisé davantage les Libanais.

En 2011 et 2012, le cabinet de Najib Mikati, dominé par le Hezbollah et ses alliés, a refusé de puiser dans le budget de l’Etat les montants alloués au TSL. Les parts ont été transférées, in extremis, à travers un montage juridico-financier, faisant usage du Haut comité de Secours (HCS), une agence d’aide humanitaire rattachée au bureau du Premier ministre, et de l’association des Banques du Liban (ABL).

Si l’ensemble des montants ont été honorés jusque-là, il n’en reste pas moins que dix ans après l’assassinat de Rafiq Hariri, aucun accusé présumé n’a encore été arrêté ou jugé, tandis que l’enquête préliminaire ainsi que le Tribunal –dont la crédibilité a été entachée de fuites sur les résultats, de faux témoignages, d’arrestations «arbitraires» (quatre généraux libanais soupçonnés et retenus pendant quatre ans sans inculpations ont été relâchés, faute de preuves suffisantes) ainsi que de démissions répétitives et permutations au sein de l’équipe dirigeante– a été une source de grandes tensions entre le Hezbollah et ses rivaux durant toute la période post-printemps de Beyrouth.

SécuritéUne paix civile encore très fragile

Ces tensions ont d’ailleurs failli provoquer une nouvelle guerre civile. Le pays l’a frôlée de près en mai 2008, lorsque des combats de rue ont éclaté en pleine capitale entre des sunnites du Courant du Futur (fondé par Rafiq Hariri) et des partisans du Hezbollah et de ses alliés. Une soixantaine de morts ont été recensés à l’issue de ces affrontements, les plus violents depuis la fin de la guerre civile (1975-1990).

La Révolution du Cèdre a échoué, en ce sens, à réduire les tensions intercommunautaires au Liban, même si des facteurs externes majeurs, dont la guerre régionale des axes, y ont été pour beaucoup.

Elle n’a pas non plus réussi à jeter les fondements d’un exercice national de vérité, de réconciliation et de mémoire, espéré par des milliers de femmes et d’hommes réunis place des Martyrs, non seulement pour réclamer la fin de l’occupation syrienne, mais aussi pour tenter de tourner de manière définitive la page d’une guerre aux traces indélébiles. A l’exception de quelques mea culpa orphelins et de réconciliations bilatérales à des fins plutôt politiques ou encore d’un dialogue national, n’ayant duré que le temps d’un printemps, les tensions communautaires sous-jacentes ont repris de plus belle, mises à nue par les évènements de mai 2008, puis par la guerre en Syrie.

MédiasUn alignement politico-confessionnel qui se confirme

Dans le paysage médiatique, les choses ne sont pas plus roses. Aux chaînes télévisées partisanes et sectaires qui existaient déjà avant l'«intifada», s’est greffée une nouvelle chaîne fondée par les partisans du général Michel Aoun, l’OTV, consacrant l’alignement politico-confessionnel des médias locaux.

Beyrouth, le 14 mars 2005. REUTERS/ Sharif Karim

La presse écrite ne fait pas exception. Si quelques nouveaux titres aux tendances différentes, voire opposées, ont émergé dans le sillage de la Révolution, laissant brièvement espérer un renouveau intellectuel et journalistique, cela n’a fait que confirmer la polarisation au sein de la société et la dépendance des journaux aux partis ou aux hommes politiques et d’affaires qui les sponsorisent. 

Pis encore, à la différence de la période ante-2005, durant laquelle la liberté de presse était limitée par un pouvoir politique inféodé au régime autocratique de Damas, le vent de liberté a provoqué un «chaos» médiatique, marqué par des débats stériles, une baisse du niveau général et des violations récurrentes des règles éthiques et déontologiques liées au métier.

Réformes socialesToujours pas de mariage civil

La Révolution de mars 2005 revêtait également une dimension générationnelle et des aspirations liées à libéralisation des mentalités. Mais les mœurs et les lois n’ont quasiment pas changé en dix ans. Preuve d’une évolution zéro, le mariage civil n’a toujours pas été instauré, malgré une récente percée en la matière menée par la société civile, tandis que l’article 534 du code pénal, condamnant les «relations contraires à la nature» (comprendre: l'homosexualité) n’a été ni amendé ni aboli.

Seule exception au tableau: l’adoption par le Parlement en avril 2014, neuf ans après la Révolution, d’un projet de loi sur la protection des femmes contre les violences conjugales. Celui-ci ne représente toutefois qu’une avancée relative, le texte contenant plusieurs lacunes, selon des organisations féministes locales et Human Rights Watch (HRW).

En outre, un vent de radicalisation souffle sur le pays depuis la guerre en Syrie, tandis que certaines libertés ont connu un camouflet dans des quartiers ou villes conservatrices du pays. A Tripoli, par exemple, une décision municipale visant à interdire les publicités des boissons alcoolisées dans les rues de la ville a créé un tollé durant l’été 2014, tandis que d’autres mesures restrictives, touchant à la censure cinématographique, ont ponctué la vie publique et culturelle.

Vie culturelleLe seul contrepoids?

En dépit de ces quelques contraintes, les initiatives et projets culturels ont continué de foisonner, enrichis et inspirés sans doute par le triple échec politique, économique et social des dix dernières années. Expositions, concerts, projets audiovisuels, théâtraux ou transdisciplinaires, la scène culturelle beyrouthine n’a cessé d’évoluer, soutenue en parallèle par l’intérêt des artistes étrangers pour une ville aux multiples confluences.

Grand gagnant de la dernière décennie, le cinéma libanais a connu un réel renouveau et ne cesse de s’affirmer sur le plan local comme à l’étranger.

Preuve de ce succès, une trentaine de long-métrages sont prévus pour 2015, contre une petite poignée en 2005, tandis que le nombre de spectateurs de films locaux a bondi d’une vingtaine de milliers à plus de 600.000 durant cette période.

Sur le plan musical, l’embellie était également au rendez-vous avec l’ascension internationale de certains groupes, comme Mashrou’ leila, lancé en 2008 dans un simple atelier de l’Université américaine de Beyrouth.

En parallèle, les galeries d’art, les maisons et repères d’artistes ainsi que les centres de performance ont proliféré durant les dix dernières années (Beirut Art Center, Achkal Alwan, The Mansion, The Station, etc.), tandis que les grands festivals internationaux de l’été (Byblos, Beiteddine, Baalbeck etc.) ont été maintenus, en dépit des conditions sécuritaires et de quelques déconvenues.

Le printemps de Beyrouth n’est-il donc pas totalement mort? La prochaine intifada passera-t-elle ou serait-elle déjà en train de passer par la case culturelle? Cela est probable. Mais pour l’instant, rien ne semble moins sûr.

Bachir El Khoury
Bachir El Khoury (60 articles)
Journaliste
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