Histoire

Une nouvelle piste dans l’affaire de l'assassinat de Jules César

Repéré par Vincent Manilève, mis à jour le 13.03.2015 à 12 h 49

Repéré sur Cornell.edu, Flavorwire

L’enquête prend son temps, mais elle se précise.

Château de Versailles, cour de marbre. Buste de Jules César. photo CC Wikimédia par Coyau

Château de Versailles, cour de marbre. Buste de Jules César. photo CC Wikimédia par Coyau

Dans sa pièce Jules César (1599), William Shakespeare relate le complot fomenté par Brutus et certains sénateurs pour assassiner le dirigeant romain, qui a eu lieu durant les Ides de Mars de l'an 44 av. J.-C (un 15 mars pour être précis). La trame proposée par le dramaturge britannique a inspiré un professeur de l’université américaine de Cornell. 

Bary Strauss, spécialiste de l’histoire militaire, vient de sortir un livre intitulé The death of Caesar, the story of History’s most famous assassination où il livre une nouvelle hypothèse sur le meurtre du plus célèbre des généraux romains.

Pour cela, il a voyagé à Rome, au Vatican, en France et en Turquie, mais a également analysé de nombreuses lettres que se sont échangés les conspirateurs et Cicéron, qui ignorait ce qui se tramait. Et ce qu’il a découvert semble confirmer des hypothèses alternatives à la version officielle.

On parle souvent de deux hommes politiques, Marcus Junius Brutus et Caius Cassius Longinus, comme les principaux conspirateurs. Mais comme l’explique Barry Strauss, on a peut-être sous-estimé le rôle de Decimus Brutus Albinus.

Dans les extraits proposés par le site Flavorwire, Decimus est présenté comme le «protégé de César», mais dont le rôle dans le complot a été aussi important que celui de ses comparses.

Tous les trois avaient peur de la puissance de César, de sa soif de pouvoir, et craignaient qu’il devienne un «dictateur à vie».

«César savait ce qui n’allait pas dans la société romaine et il savait comment changer cela, note l’auteur sur le site de son université. Et en faisant cela, il s’est fait beaucoup d’ennemis.»

Contrairement à l’image véhiculée par la pièce de Shakespeare, Marcus Brutus n’était pas véritablement ami avec César.

«Il aimait la République, mais il s’aimait aussi, lui et sa carrière. Il a réalisé qu’il était étouffé par César, c’est une des choses qui l’ont motivées.»

Bary Strauss donne également une place très importante aux femmes. Il affirme par exemple que Cléopâtre était présente au moment de l’assassinat, dans la villa de son amant à l’extérieur de la ville. On apprend aussi que Marc-Antoine, qui n’était pas lié à l’assassinat, accordait une place très importante à sa femme Fulvie qui, à la mort de César, l’a guidé et aidé à devenir l’homme politique d’envergure dont l'Histoire se souvient aujourd’hui.

Mais au-delà de l’intrigue politique, Bary Strauss s’est intéressé à ce que ces comportements individuels voulaient dire des valeurs de la société romaine de l’époque. «La question à laquelle faisait face César est toujours d’actualité, ajoute l’auteur: comment devenir un réformateur sans devenir un tyran?»

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