La taxe carbone remet le duel Sarkozy-Royal au goût du jour
La rentrée politique est placée sous le double signe de la crise et de l'écologie. La crise comme révélateur. L'écologie comme nouvelle frontière.
- A Rouen en 2007. REUTERS/Philippe Wojazer -
La rentrée politique est placée sous le double signe de la crise et de l'écologie. La crise comme révélateur. L'écologie comme nouvelle frontière.
Les mois qui viennent vont nous permettre en effet d'approcher d'un moment de vérité susceptible de modifier le paysage politique. Celui-ci, pour l'essentiel, est dominé depuis des lustres par un seul thème, un seul critère, un seul dogme: la réforme. Sur tous les tons, sur toutes les estrades, nous a été délivré le credo selon lequel, vivant au-dessus de nos moyens, il nous fallait d'urgence réformer notre modèle, celui de l'Etat-providence à la française et, plus largement, le schéma social colbertiste dans lequel nous vivons depuis la Libération.
Arrive la crise. Et celle-ci installe l'idée que notre modèle, notre fameux système, nous protège. Le modèle social français apparaît comme un amortisseur de crise. Ainsi, le niveau du chômage qui ne cesse d'augmenter reste toutefois inférieur au pic de 1993 qui avait été atteint hors d'un contexte de crise mondiale. Au passage, il faut sans doute mentionner que le principal amortisseur réside dans cette statistique: plus d'un Français sur deux actifs bénéficient d'un revenu garanti, soit parce qu'il appartient à l'une des trois grandes fonctions publiques du pays (état, territoires, santé), soit parce qu'il est couvert par le système de retraite, soit, enfin, parce qu'il est encore dans des mécanismes d'assurance-chômage qui ont été récemment améliorés.
Mais se profile désormais, cahin-caha, et sans que l'on en soit très sûr, la sortie de la crise. C'est de là que viendra l'heure de vérité. Car deux scénarios sont possibles: soit la France sort moins vite de la crise que les autres, et notamment que l'Allemagne et les Etats-Unis; soit elle en sort aussi vite. Si elle sort moins vite, alors le dogme reprendra tous ses droits. Et nous continuerons de vivre avec, comme facteurs discriminants entre la droite et la gauche, mais aussi au sein de la droite comme au sein de la gauche, la réforme, la flexibilité qu'il faudra renforcer, l'état qu'il faudra alléger, etc... Si l'on sort aussi vite en revanche, le thème de la réforme cessera d'être l'alpha et l'oméga de la vie publique. Et il nous faudra trouver un autre critère discriminant.
Au reste, le nouveau dogme existe : la nouvelle frontière se constitue sous nos yeux ; il s'agit bien sûr de l'écologie. Déjà, l'essentiel des forces politiques se livre à une course à l'écologie, tandis que s'installe de nouveau le dogme d'un monde fini et ressurgissent les théoriciens et les adeptes de la décroissance. Sans prendre partie sur le fond de cette immense querelle, avec laquelle nous allons vivre de longues années, constatons simplement que l'urgence existe, universellement reconnue, de la mise en place de politiques préservant la planète, autant que faire se peut, du réchauffement climatique. Ainsi la Grande-Bretagne, à l'initiative notamment du journal «The Guardian», voudrait-elle vivre au rythme d'un objectif : «10-10». C'est-à-dire, convaincre les Britanniques de réduire dans l'année 2010 de 10 % leur consommation de CO2. En France, le débat tourne autour de la taxe carbone, première traduction concrète d'une politique «écologique». Et on s'aperçoit aussitôt que, dès lors que l'on rentre dans le vif du sujet, tout devient plus difficile. A travers ce constat, qui n'est guère une surprise, mesuré par les sondages, les Français ne souhaitent pas qu'écologie rime avec taxe.
Mais là encore, écartons le débat technique, qui est essentiel, pour ne retenir que la préoccupation politique. Car nous avons là l'une des clés du paysage politique de la rentrée.
Ce paysage est simple à décrire: une perspective électorale, les régionales; une gauche divisée entre ses multiples fractions et une droite rassemblée. Car, c'est vrai, Nicolas Sarkozy fait l'union de toutes les droites autour de lui, comme en témoigne le ralliement de Philippe de Villiers. Mais ce que l'on a moins vu, c'est que, dans le même temps, l'ouverture continue. Où? Vers les écologistes bien sûr. Non sous la forme de ralliement, mais de façon concrète. Déjà Nicolas Sarkozy avait réussi son opération Grenelle. Il a ensuite livré en pâture aux écologistes la tête de Claude Allègre. Ce dernier, dont la pensée est plus sophistiquée que ce qu'on a bien voulu dire, se voyait déjà à la tête d'un ministère de l'Innovation et de l'Industrie, mais, faisant figure d'épouvantail aux yeux de Nicolas Hulot comme de Daniel Cohn-Bendit, il a dû ranger ses projets dans ses cartons. Arrive la taxe carbone, qui est, par définition, un signe concret de bonne volonté écologiste de la part du gouvernement. Et la réaction virulente de Daniel Cohn-Bendit, aux interrogations socialistes sur la pertinence de cette taxe, a montré du moins une chose: Nicolas Sarkozy est payé de retour!
Dans ce contexte, il est amusant d'observer que celle qui a montré le plus de flair et d'intuition, avec ce qu'il faut de mauvaise foi - le projet n'est pas encore arrêté - et de démagogie - une taxe carbone faisait partie de l'engagement présidentiel, c'est évidemment Ségolène Royal. Non seulement elle avait flairé le piège politique, mais elle avait aussi anticipé d'instinct le sentiment des Français. Vous me direz: tout cela ne fait pas très sérieux! Mais il s'agit là d'un double combat politique: ne pas laisser Nicolas Sarkozy récupérer l'écologie; et se placer déjà dans la perspective des primaires socialistes. L'un et l'autre objectif, du point de vue de l'opposition, sont évidemment légitimes. Voilà donc pour la taxe carbone, objet politique par définition, pointe avancée d'un débat qui devrait, pour quelques solides années, structurer la vie politique. A moins que, à travers la sortie de la crise, ne ressurgisse le thème de la réforme...
Jean-Marie Colombani
Image de une: à Rouen en 2007. REUTERS/Philippe Wojazer
Mis à jour le 05/09/2009 à 16h31













































Analyse lucide des jeux politiques.
Il faut ajouter que apres ses premiers emballement DCB est nettement moins vocal. Mais pour Europe Ecologie je pense que le mal est fait. Largement beneficiaire d'un vote anti-Solferino aux europeennes leur adoubement par Sarkosy et maintenant leur polemique assez nulle avec la seule SR et pas les autres du PS, est une double erreur politique.
Mais sur le fond: l'interest de cette taxe carbone, la, Europe Ecologie me semble ne pas maitriser du tout ni son sujet, ni son discours.
La sortie de crise, si sortie il y a, verra les prix du brut s'envoler plus vite que les emplois ne seront ressucites.
Ayant jouer la cartouche taxe sur les carburants que va faire le gouvernement ?
Sarkozy réussit surtout un super coup :
1) je retire la taxe pro et abaisse la tva à 5.5 dans la restauration
=> La droite et le medef sont contents
2) je met une taxe carbone
=> les ecolos sont contents.
Il mange à tous les rateliers et en plus ça lui réussit.
Si ça c'est pas du pragmatisme et de la gestion des masses electorales.
Et tant pis pour ceux qui ne sont ni patron, ni ecolo, et qui doivent faire 80km par jour en voiture pour aller travailler.
Sinon une belle bataille comme en 2007, tout le monde l'attend avec impatience.
non, c'est super courage.
On n'entend que les critiques des démagos de tous poils. La suppression de la taxe pro traine depuis si longtemps !! et baisser la TVA à 5,5% comme la nourriture prete à étre consommée achetée dans les supermarchés avec couverts en plastiques pour manger sur le coin de son bureau est une mesure d'équité fiscale qui favorise l'emploi.
Rajouter la taxe carbone est d'un grand courage face à la levée de boucliers démagogique et pourtant cette taxe réorientera efficacement notre économie ...
Les dépèches économiques nous apprennent aussi ce matin qu'au 31 juillet, le déficit des finances publique est de 109 Mds d'€, deux fois plus qu'il y a un an, et qu'aujourd'hui, quand l'état dépense 1 €, il emprunte 50 centimes d'€.
Cette crise aura donc opportunément permis à N. Sarkozy de repousser les réformes comme vous dites.
Je travaillais en 1979 à l'ONF (Office National des Forêts) et je me souvient qu'à l'époque la Cour des Comptes s'était déjà émue du fait que cet organisme vivait sans budget, sans savoir ce qu'il gagne et ce qu'il dépense. On est 30 ans plus tard et la Cour des Comptes s'émeut toujours. Depuis droite et gauche sont passés au pouvoir et les problèmes demeurent: on peut toujours en France aller se faire soigner ses bobos en cure pendant des semaines et aux frais des autres et de la dette.
Car pendant tout ce temps, les hommes politiques s'occupent simplement de leur réélection. En septembre 2008 on s'interrogeait sur les orientations du budget 2009 pour savoir comment le grand homme allait réaliser la quadrature du cercle et tout d'un coup la solution était trouvée: on ne bridait plus la dépense puisqu'il y avait une crise. La dépêche de ce matin l'apprend aussi, les dépenses de l'état augmentent en 2009 de plus de 5,3% par rapport à 2008 dont même pas la moitié sont dues aux mesures de relance. On dort toujours tranquille à l'ONF.
On peut parler taxe carbone, cela occupe les esprits. Pendant ce temps, M. Sarlozy réfléchit à l'emprunt qu'il va lancer pour nous faire payer sa réélection. On est au degrés zéro de la politique et de la moralité, où n'importe qui peut s'acheter pour 4 sous, où plus aucun ministre ne peut dire ce qu'il pense, où les contrepouvoirs n'existent pas, où l'avenir de la France ne compte pas. On est dans l'asservissement. Tout tient dans la complaisance des médias, dans la manipulation de l'information, dans lé secret des visites sur le terrain. Mais un nouveau quinquennat pour faire quoi ?
Pourquoi sommes-nous maudits ?
je partage votre leger ecoeurement.
la France est le pays le plus boise d'Europe.
a ce titre ses poumons verts aident l'europe a respirer et merci a ONF.
la filiere bois est paradoxalement en panne depuis les tentatives de Giscard d'Estaing en 1976, de restructurer entre l'industrie papetiere.
apres les chocs petroliers ( on se retrouve) de 74 il etait apparu clairement que le deficit de cet filiere etait le deuxieme poste apres le petrole.
35 ans on passe.
j'ai plusieurs fois etait consultant en Asie pour l'industrie du bois, transformation et plantation. Je suis assez attere par l'indifference des pouvoirs publics pour ce secteur en France.
mais entre ecologie, droits de chasse et promotion immobiliere on peut trouver des explications.
Tant que nous n'aurons pas (collectivement) compris que la dette publique consiste, in fine, à financer (en partie) la rémunération du "grand kapital" par les impôts et que nous devrions (essayer de) faire (peu à peu) le contraire.
Pour ou contre la taxe carbone? Il faudrait d'abord répondre à la question: Pour ou contre le réchauffement climatique. Si on est convaincu de la résponsabilité des activités humaines dans le réchauffement climatique, on ne peut qu'approuver la taxe carbone, quelles qu'en soient les conséquences individuelles à court terme.
Mais le carbone n'est pas tout. La finitude de notre village globale, la terre, est une certitude. Nous utilisons les ressources de notre planete et dans 1000 ans nos descendants devront probablement utiliser ces mêmes ressources. L'écologie sera probablement une ligne de partage mondiale au 21e siècle.
Pour autant, si on suit la démonstration de cette article le thème de la réforme devrait continuer a perdurer. Tout d'abord parce que depuis 30 ans la France a toujours été en retard sur le reste du monde: Les crises arrivent plus tard et sont moins fortes; les reprises arrivent plus tard et sont moins forte. Quelle réforme récente pourrait changer cette caractèristique dans notre pays?
Enfin, la question essentielle relative au thème de la réforme est de comprendre pourquoi nous considérons collectivements que nous n'avons pas assez de moyens publiques (santé, police, éducation...) alors que 50% des ressources du pays sont redistribuées par la sphère publique. N'oublions pas que l'état et les organismes parapubliques ont un pouvoir d'action de 900 Milliards d'€ par an... Comment expliquer l'innéficacité relatives de ces dépenses? Lorsqu'une organisation fourni un service inférieur à ce qu'il coûte, alors la réforme de cette organisation devient inévitable.
votre premier paragraphe est construit sur le principe de l'amalgamme.
je suis parfaitement conscient du rechauffrement climatique, je suis parfaitement oppose a cette taxe.
et l'Etat avec cette taxe evite les problemes de fonds.
dans ce domaine il faut plus d'etat et ca ne veut pas dire plus de taxes.
Il me semble prématuré d'évoquer un duel entre Sarkozy et Royal. Ils ne jouent plus dans la même cour. Comme pour le championnat d'échec, l'un est tenant du titre, l'autre doit reconquérir le statut de challenger. C'est cette manche là que joue Ségolène Royal. Son premier objectif est de garder sa région. Dans ce cadre elle se heurte aux verts qui ne veulent pas faire liste commune, elle a décidé de frapper fort pour obtenir le plus haut score possible au premier tour et espérer l'emporter devant une droite unie . Voilà son premier défi dans le combat des challengers. La polémique pour elle est plus avec les verts qu'avec Sarkozy.
Le président rentre petit à petit dans son statut de président à la française voguant au gré des vents sur les idées à la mode et le politiquement correct. Il se chiraquise. La taxe carbone était certes dans son programme mais le diable est dans les détails. Qu'une taxe sur les rejets de CO2 se termine en usine à gaz est tout à fait conforme au fonctionnement de notre système politique. Elle risque d'être inefficace et dangereuse pour l'économie. Ce dont on peut être sur c'est qu'elle permettra à l'état de prélever plus pour dépenser plus.
Bravo M. Colombani pour cet édito.
Il montre sans aucune ambiguité toute cette versalité des politiciens qui s'allient avec celui qui hier leur "crachait" dessus.
Pas un parti n'y coupe prenons celui qui sur le papier paraît le plus honnête les Ecolos à l'honneur actuellement grâce à l'impôt carbone et le plus effrayant sans aucune pensée pour les plus démunis tout le monde doit payer même si en fin de mois certains mangeront moins, peu importe vive la doctrine. Doctrine un mot dangereux qui a montré toutes ses dérives par le passé.
Pas un mot sur les massacres des palombes et autres pourtant interdit par la loi, alors où sont les véhémences de M.Hulot, M. Cohn-Bendit, la grande prétresse Mme Duflot.
Je pense qu'aujourd'hui TOUS les politiciens du niveau deuxième couteau attente l'appel téléphonique de M. Sarkozy pour une place, même les plus ridicules ou inutiles type ministre de la relance et pour cela il vont faire allégeance à l'Elysée. La classe politique n'a jamais été aussi prosternée devant un Président. Sauf erreur de ma part ce gouvernement doit être le plus imposant par le nbre de ministres, secrétaires d'état et commissions .......la dérive la plus complète.
Que dire de l'opposition une Madone des prétendants qui s'allient se déchirent se balancent à longueur de journée.
Au fait il faudrait leur rappeler qu'il y a un bout de terre La France avec des Hommes dessus qui attentent autres choses que ce jeu des marionnettes
JM. Colombani: Je passe sur "l'intérêt" technique de la taxe carbone que C. Allègre a parfaitement cerné et décrit. Sur le plan politique: Que S. Royal se saisisse précipitamment de cette affaire pour tenter d'en tirer profit, pourquoi pas, tenter est une chose mais pourquoi le faire dans la mesure où le crédit politique de S. Royal est maintenant voisin d'epsilon. Sa réaction et tout développement concernant cette attitude politique a un impact équivalent à la variation du taux d'émission carbone sensé être produit par la taxe du même nom.
Concernant les dépenses - et les dettes - de l'Etat, on oublie vite une chose : ce n'est pas l'état qui dépense, c’est nous. L'état n'est que ‘l'agent' du citoyen et élu comme tel. L'argent dépensée par l'État est versée dans l'économie du pays, l’argent emprunté aussi !
Il est évident que des économies et des réformes sont nécessaires mais qui est prêt à lâcher?
C'est la rentrée scolaire. Tout de suite les média, France Inter en tête, reprend le marronnier de le 'réduction des 'effectifs' dans l'éducation nationale : 15000 apparemment sur 900 000 soit 1.7%. Un professeur, fraîchement de retour après 3 mois de vacances se plaint qu'il va bientôt être obligé d'enseigner 18 heures par semaine...hors stages et grèves! Dans quel monde vit-il ? D’autres pays font mieux en dépensant moins.
Le gouvernement cherche à rationaliser ses dépenses militaires. Tollé parmi les généraux et les maires des villes concernés. Quant au 2e porte-avions...
Aujourd’hui c’est la police qui se sent menacé. La France a plus de policiers par tête d’habitant que tous les autre pays de l’Europe !
On cherche à cadrer les dépenses de santé avec la carte Vitale et le médecin traitant- la profession rebiffe. Dans les hôpitaux les chefs de service ne veulent pas voir des managers prendre en main leurs investissements - dans l'intérêt des malades bien sûr... (Le lobby du corps médical bat son plein).
On rationalise la carte des tribunaux - tollé chez les professionnels en province. Ne touchez pas à ma belle planque !
Les chercheurs-enseignants dans les universités font grève (du moins ils disent qu'ils font grève car parfois c'est difficile de savoir...) parce qu'on leur demande, quand même, d'enseigner parfois.
Quant aux initiatives dans le domaine de l'emploi, on crée le RSA - excellent sur le plan humain et économique. Le PS s'abstient. L'excellent projet 'Auto entrepreneur' est boudé par les syndicats qui voir leur vivier de salariés prendre ses ailes. Malgré tout 150 000 nouveaux entrepreneurs se lancent.
Il est vrai que le modèle français semble faire écran aujourd’hui aux pires effets de la crise - mais quiconque peut survivre une crise s'il peut emprunter aisément des millions! Surtout quand ce n'est pas lui mais les générations à venir qui auront à régler les dettes - s'ils peuvent ou s'ils veulent. Et surtout quand à cause de cette même crise, les prix baissent temporairement.
Mais le danger est manifeste. Ce n'est pas comme si les signaux d'alerte n'existent pas ailleurs. Les USA, qui s'endettent pour faire tourner son industrie militaire et pharmaceutique, va vivre ses derniers 50 ans de gloire. Les Chinois, parcimonieux et de vrais écureuils, prendront le relais. Quant aux Anglais!
Réformes, réformes! De vraies réforment qui ne cherchent pas bêtement à réduire le soutient à ceux qui en ont besoin, mais qui encouragent le travail et l’initiative. Surtout des réformes qui ont le courage de cesser d'assister des secteurs qui pourront faire aussi bien avec moins - même si certains de ces secteurs se trouvent dans son propre 'camp' politique.
On peut toujours faire mieux, mais je trouve que ce gouvernement a fait mieux que ses prédécesseurs - de gauche comme de droite - dans ce domaine. Que ça dure !
La récupération du sujet taxe carbone par Ségolène Royal à des fins purement électorales me rappelle l'engagement de Fabius pour le non à la constitution européenne. Il y a un côté odieux dans le procédé qui revient à faire dérailler un débat vertueux, quitte à rater une occasion historique, à des fins personnelles.
Je reconnais que NS pourrait tout à fait faire de même, mais ce n'est pas une raison.
JMC me semble se tromper lorsqu'il présente comme une évidence que la sortie rapide de la crise engendrera de facto l'abandon de la réforme.
Peut être peut il donner plus de crédit à NS que de simplement le réduire à un tacticien politique (ce qu'il est d'ailleurs aussi)? L'agenda de l''assemblée me semble assez chargé de réformes. Qui sait si, comme le suggère un lecteur plus haut, ce ne sont pas la réforme ET l'écologie qui prévaudront?