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La vue de l’Apple Watch provoque un accès de trypophobie, la peur des trous

Repéré par Jean-Laurent Cassely, mis à jour le 12.03.2015 à 12 h 39

Repéré sur The Daily Dot, CBS, Maxi Sciences

L'Apple Watch. REUTERS/Stephen Lam.

L'Apple Watch. REUTERS/Stephen Lam.

L’annonce d’un nouveau produit Apple provoque toujours des réactions passionnelles chez les inconditionnels de la marque comme chez ses détracteurs. Et la présentation d'une montre, l'Apple Watch, dont un modèle en or coûtera jusqu'à 11.000 dollars, n'a fait qu'intensifier l'hystérie médiatique.

Le site Daily Dot se penche sur le rejet chez certains (certes peu nombreux) utilisateurs de Twitter du design «organique» de l’Apple Watch, pour une raison qui n'a rien à voir avec ses spécifications techniques ni avec son prix. En cause: la présentation des applis sur l’écran, une accumulation de petits ronds de taille variable.

Ces images sont mal vécues par les trypophobes, qui l’ont fait savoir sur le réseau.

La trypophobie est la peur pathologique et irrationnelle des objets criblés de trous de forme irrégulière, comme les alvéoles des ruches dans lesquelles les abeilles stockent le miel, les colonies de fourmis, les éponges ou, pire encore, les graines de fleur de lotus (ne cliquez pas sur cette l'image si vous pensez être atteint de trypophobie)… Il s’agit la plupart du temps d’images d’origine naturelle. La réaction peut aller jusqu’à des attaques de panique.

En 2013, le site de CBS révélait qu’un nombre croissant de personnes se disaient sujettes à la trypophobie. «Certaines de ces personnes pensent que quelque chose peut vivre à l’intérieur de ces trous et ils sont effrayés à l’idée de tomber à l’intérieur», précise un site spécialisé.

Deux chercheurs s’étaient alors penchés sur ce trouble psychologique. Il pourrait selon eux s’agir d’une réaction primitive du cerveau qui associerait les trous ou les images de ces trous à quelque chose de dangereux. Les animaux venimeux présentent souvent des motifs ressemblant à des trous, et le réflexe de fuite face à ce danger réel se serait incrusté, pour se déclencher à la vue d’objets qui ne sont pas menaçants.

Comme le soulignait également le site Maxi Sciences à propos de l’étude, être dérangé par des images disgracieuses de petits trous ne fait pas forcément de vous un trypophobe. «Nous pensons que tout le monde a des tendances trypophobiques, sans pour autant en être conscient», écrivaient les deux psychologues. «Nous avons remarqué que chez les personnes non phobiques, les images trypophobiques étaient tout de même moins agréables à regarder.»

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