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Voilà à quoi ressemble une classification périodique des sucres

Repéré par Lucie de la Héronnière, mis à jour le 11.03.2015 à 7 h 25

Repéré sur The Washington Post, Le Monde

azucar-2/ elitedigitalgt via Flickr CCLicence By

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Le Washington Post a publié la semaine dernière une très intéressante classification périodique des sucres (en anglais). Ce tableau synthétique explore les différentes sortes de matières sucrantes disponibles aux Etats-Unis –on y retrouve beaucoup de celles utilisées en France. Chacune a droit une évaluation. Calorique ou pas? Quel pouvoir sucrant (en comparaison avec le sucre «de table» noté 1)? Quels effets positifs (contient des nutriments, «diabétique-friendly», bon pour la digestion…)? Quels aspects négatifs (un excès peut poser des problèmes métaboliques, des caries, un arrière-goût désagréable…)?

Tout ça avec des petits symboles: ceux qui sont en gras reposent sur des infos avérées. Les dessins grisés indiquent «des attributs qui sont incertains, qui font débat ou sont moins forts» que les autres. Ce qui ne rend pas l’ensemble plus rassurant.

On a d’abord les sucres bruts, comme le miel, qui contient des antioxydants mais aussi potentiellement des pesticides, le Siraitia grosvenorii, une plante originaire de Chine, utilisée pour sucrer mais qui peut aujourd’hui être coupée au dextrose, la poudre de lucuma, anti-inflammatoire ou encore le sirop de poires de terre, riche en fibres.

Ensuite, voilà les sucres cuits, comme le sirop d’érable, qui contient des minéraux, des antioxydants et de la vitamine B, tout comme la mélasse de sucre de canne. Puis on arrive aux sucres partiellement raffinés, comme par exemple le sucre roux, qui renferme des nutriments. La réglisse est quant à elle bonne pour les diabétiques, mais peut poser des problèmes de tension artérielle en cas d’excès.

Ça se gâte avec les sucres raffinés, qui posent presque tous des problèmes métaboliques quand on en mange trop. Le glucose, par exemple, augmente rapidement les taux de sucre dans le sang.  Les polyols ou sucres-alcool (glycérol, sorbitol, maltitol…) sont presque tous utiles aux diabétiques. Mais sinon, ils n’apportent pas grand chose si ce n’est des nausées, des vertiges et des effets laxatifs quand on en abuse… 

Enfin, le tableau du Washington Post se referme avec les sucres synthétiques, longtemps accusés de beaucoup de maux, et éventuellement intéressants uniquement parce qu’ils sucrent sans calorie et sont «diébétique-friendly». Mais selon la dernière «Evaluation des bénéfices et des risques des édulcorants intenses» publiée par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) en janvier, l’aspartame, la saccharine et cie ne permettent pas de contrôler la glycémie ou de prévenir le diabète, ni même de perdre du poids… Mais ne sont pas considérés comme dangereux à des doses normales.

La semaine dernière, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a enfoncé le clou sur les effets de ces sucres, en préconisant de limiter la consommation de sucres libres ou cachés à moins de 10% de la ration énergétique journalière, voire à 5% si possible, pour lutter contre l’obésité et les caries… Comme le précise le Monde, 10%, cela correspond à «50 grammes de sucre, soit 12 cuillères à café ou 200 calories pour un adulte (150 pour un enfant)». En France, la consommation moyenne est de 100 g par jour et par personne. Les quatre premiers contributeurs à ces apports quotidiens en sucre sont les produits sucrés comme le chocolat et la confiserie, puis les boissons sucrées, les fruits frais et enfin les pâtisseries.

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