Sciences

Le sucre est-il une substance addictive?

Temps de lecture : 2 min

Sugar lips / Jeanny via Flickr CC Licence By
Sugar lips / Jeanny via Flickr CC Licence By

Vous le savez: vous mangez et buvez trop de sucre.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a préconisé mercredi 4 mars «de limiter la consommation de sucres libres ou cachés à moins de 10 % de la ration énergétique journalière, voire à 5 % dans la mesure du possible», raconte l'AFP.

On y apprend ainsi que 10% de la ration énergétique journalière, c'est 50 grammes de sucre, soit 12 cuillères à café. Vous trouvez que ça fait beaucoup? Le docteur Francesco Branca, directeur du département de la nutrition pour la santé et le développement à l'OMS explique que «si l'on prend un bol de céréales le matin, une cannette de boisson sucrée et un yaourt sucré, on a déjà dépassé cette limite».

Si l'AFP indique que pour les spécialistes il n'existe pas «une addiction qui empêcherait d'arrêter de manger du sucre car malgré l'appétence de l'être humain pour le sucre, il n'a pas de syndrome de sevrage à l'arrêt», la veille de cette préconisation, mardi 4 mars, le quotidien britannique The Independent a repris un article de Jordan Gaines Lewis, paru sur The Conversation en février, qui affirme que l'addiction au sucre existe bel et bien.

«Ces sucres ajoutés sont sournois —et sans le savoir, nous sommes devenus accros. De la même façon que la drogue modifie le système de récompense et rend les consommateurs dépendants, de plus en plus de preuves comportementales et neuro-chimiques suggèrent que le sucre est addictif de la même façon.»

Elle décrit des expériences entreprises sur des animaux ont effectivement indiqué que le sucre pouvait être qualifié d'addictif:

«Il y a quatre composants majeurs de l'addiction: la surconsommation, le sevrage, le manque et la sensibilisation croisée (la notion selon laquelle une substance addictive prédispose une personne à devenir accro à un autre). Tous ses composants ont été observés dans des modèles d'addiction chez des animaux —pour le sucre, tout comme pour la drogue.»

Elle explique cependant qu'il n'y a pas de réponse unique sur les effets du sucre sur le corps humain, puisqu'aucune étude de la sorte n'a encore été conduite chez l'Homme.

Slate.fr

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