Science & santé

L'activité physique modifie notre corps plus profondément qu'on ne le croit: la preuve avec les jumeaux

Repéré par Vincent Manilève, mis à jour le 05.03.2015 à 11 h 58

Repéré sur The New York Times, NCBI, MedicalResearch.com

Elle aurait par exemple des conséquences sur la constitution de notre cerveau.

John Everett Millais: Twins, Kate Hoare and Grace Hoare  image Flickr CC

John Everett Millais: Twins, Kate Hoare and Grace Hoare image Flickr CC

Pendant longtemps, les scientifiques se sont demandés comment mesurer l’effet de l’activité physique sur le développement du corps humain et comment prouver ses bienfaits (ou non) sur la santé. Des études ont mis en place des groupes de personnes, la moitié faisant du sport, l’autre non. Mais les résultats n’étaient jamais totalement convaincants: chaque sujet avait un passif et un code génétique très différents des autres. Il était compliqué de prouver que telle personne était en meilleure santé grâce au sport et non pas en raison d’un ADN plus adapté.

Une nouvelle étude pourrait pourtant lever le voile sur ce mystère grâce à l’étude de jumeaux. En effet, les vrais jumeaux possèdent le même code génétique et ont été a priori éduqués dans les mêmes conditions. Les résultats d’une étude comparative seraient alors probants.

Le New York Times relaie le travail collectif mené par l’équipe de chercheurs de l’université de Jyvaskyla en Finlande. Intitulée «Physical activity, fitness, glucose homeostasis, and brain morphology in twins», cet article publié dans la revue Medicine & Science in Sports & Exercise tend à prouver qu’une activité physique dès l’adolescence détermine votre évolution physique pour le reste de votre vie.

«Il se trouve que ces jumeaux génétiquement identiques sont étonnamment différents sous la peau et le squelette, explique le journal. Les jumeaux sédentaires ont des capacités d’endurance plus faibles, des pourcentages de graisse plus élevés, et des signes d’une résistance à l’insuline signalant le début de problèmes métaboliques.»

L’étude souligne également que les jumeaux avaient des régimes alimentaires très différents, le choix de la nourriture n’a pas d’influence directe sur leur différence de santé.

Plus étonnant encore, l’activité physique modifie aussi le cerveau. Les jumeaux actifs auraient plus de matières grises, notamment dans les zones du cerveau chargées du contrôle de la motricité et de la coordination.

Les jumeaux sont une source d’inspiration féconde pour les chercheurs. Une autre étude finlandaise publiée au début de l’année a aussi étudié l’hygiène de vie de plusieurs jumeaux pour en conclure que l’activité sportive réduisait les risques de mortalité due à la démence

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