Culture

Un extrait de l'album du Wu-Tang Clan, disponible seulement en 2103, a été diffusé dans un musée new-yorkais

Repéré par Claire Levenson, mis à jour le 05.03.2015 à 8 h 31

Repéré sur Flavorwire

Le Wu-Tang Clan en concert, en 2007. REUTERS/Denis Balibouse.

Le Wu-Tang Clan en concert, en 2007. REUTERS/Denis Balibouse.

Un extrait de l'album «oeuvre d'art» du Wu-Tang Clan, disponible en un seul exemplaire et mis aux enchères, a été diffusé, lundi 2 mars, dans un musée new-yorkais devant une coterie de journalistes musicaux, collectionneurs d'art, de DJ et quelques fans qui avaient gagné des tickets, rapporte le site Flavorwire. Jusqu'ici, les membres du groupe ont déjà reçu des offres entre 2 et 5 millions de dollars pour l'achat de ce collector.

Avant d'avoir eu droit à treize minutes de l'album Once Upon a Time in Shaolin, tous avaient dû faire la queue devant le PS1, une annexe du Musée d'Art Moderne (MoMA) dans le Queens, en attendant d'être fouillés pour qu'aucun appareil susceptible d'enregistrer la musique ne soit introduit dans la salle. 

Pour le reste de l'humanité (sauf le milliardaire fan de hip-hop qui achètera l'album), il faudra normalement attendre 88 ans pour pouvoir entendre les 31 chansons (avec des collaborations de Cher et de joueurs du FC Barcelone). Sauf si –et c'est une possibilité laissée ouverte par les membres du Wu-Tang Clan– l'acheteur décide de diffuser la musique gratuitement (il lui sera interdit de la commercialiser). Pour l'instant, selon la version officielle, l'unique copie de l'album est dans un coffre-fort à Marrakech.

Après une courte introduction de RZA, un des membres fondateurs du groupe, qui a expliqué que l'idée de l'album leur est venu lors d'une visite des pyramides de Gizeh en Egypte, les invités ont écouté ces 13 minutes de l'album, que le journaliste de Flavorwire a trouvé «étonnamment réussi».

Un journaliste d'Artnews résume ainsi ses impressions: «Il y avait plein de samples inattendus, des cuivres mélodramatiques, des extraits amusants de dialogues de kung fu.»

Pour Clivaringz, le producteur de l'album, l'idée est de redonner de la valeur à la musique en créant de la rareté. «Les choses qui ont de la valeur sont rares, a expliqué RZA. Les artistes sont des personnes rares dans notre monde.» Sur le site officiel du projet, le Wu-Tang déplore que la musique soit aujourd'hui considérée comme un vulgaire objet de consommation, alors qu'elle devrait être perçue comme une expérience intense et sublime.

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