Boire & mangerSlatissime

Sept trucs pratiques qui changent la vie des dingues de whisky

Christine Lambert, mis à jour le 05.03.2015 à 16 h 24

C’est entendu, l’amateur de malt est un esthète. Ce n’est pas une raison pour négliger les trucs pratiques très terre à terre qui peuvent parfois sauver la mise (ou plutôt le bar).

REUTERS/David Moir.

REUTERS/David Moir.

1.Stockez les bouteilles debout

Contrairement au vin, le whisky ne se couche pas –tout un symbole. Il se conserve à la verticale, pour éviter que l’alcool (concentré au bas mot à 40% dans le flacon) ne s’attaque à la longue au bouchon. Et, contrairement au vin (bis), il ne vieillira plus une fois embouteillé. Tout au plus s’accorde-t-on à admettre qu’il se «patinera» légèrement si vous résistez, au prix d’une volonté d’airain, à ouvrir la bouteille pendant plusieurs décennies. En revanche, une fois débouché…

2.Jouez aux billes

Ne laissez pas traîner les flacons à moitié vides. Une fois ouverts et entamés, l’air qui y remplace petit à petit le malt en oxydera progressivement le contenu. Si vous patientez plus de deux ans (parfois moins) pour admirer le cul de la bouteille de l’intérieur, vous courrez le risque de déguster un jus altéré.

Afin de limiter l’oxydation, n’hésitez pas à transférer les très bons whiskies[1] dans de plus petits flacons au fur et à mesure de la baisse de niveau. Ou, tout simplement, piquez les billes de verre de vos loupiots, et glissez-les dans la bouteille en voie de descente pour y maintenir le plus petit volume d’air possible. Dernier conseil: si votre cave finit par vous coûter plus cher en agates qu’en scotch, il est temps de vider les boutanches.

3.Couchez la quille

Vous vous décidez enfin à ouvrir cette bouteille que vous stockez depuis quelques années? Un conseil: allongez-là pendant quelques heures avant d’en dépiauter la capsule, afin d’humidifier le bouchon. Cela évitera que le liège, sec comme un coup de trique, casse net quand vous amorcerez ce palpitant mouvement rotatif du poignet. Rien de tel qu’un bouchon qui s’émiette dans le goulot pour plonger l’amoureux du malt dans un désarroi abyssal… ou lui filer des envies de meurtre à la lame rouillée.

4.Evitez la saisie

Vous projetez une razzia en duty free avant d’embarquer? Assurez-vous de faire vos achats liquides à la dernière escale sous peine de les voir finir sur la table des douaniers[2]. Oui, même s’ils sont emballés dans le sac plastique transparent règlementaire avec le ticket de caisse apparent. Sachez en outre que si vous rapportez des Etats-Unis quelques bourbons flatteurs au palais, ils peuvent eux aussi, en cas de zèle douanier, faire l’objet d’une saisie: les flacons de 75 cl (la norme américaine) ne sont pas autorisés à entrer dans l’Union européenne, sauf s’ils sont anciens et dits «de collection». Même inconvénient potentiel si vous achetez sur Internet.

5.Shakez, shakez!

Pour estimer la teneur en alcool d’un flacon, agitez-le fortement. Au-delà de 50% vol., une épaisse couche de micro-bulles se forme à la surface, et disparaît en plusieurs secondes dans un vortex. Plus les secondes s’écoulent, plus le degré est élevé. Vous pouvez aussi observer les jambes (ou larmes) qui coulent le long du verre que vous avez fait tournoyer: si elles sont longues et lentes à couler, c’est du brutal.

Un dernier truc qui fait son petit effet dans les dîners: réveillez le serpent, comme disent les Ecossais. Versez lentement un trait d’eau dans le verre, et observez le trouble tourbillon qui s’anime. Plus le phénomène dure, plus le whisky est chargé en alcool. Sinon, vous pouvez aussi jeter un œil sur l’étiquette, qui indique toujours le pourcentage d’alcool par volume. Mais c’est moins drôle.

6.Vampez l'ordinaire

Un achat vous déçoit? Un cadeau vous navre? Au lieu de le sacrifier tel quel dans le Coca, tentez l’assemblage DIY. Blendez votre whisky à votre goût en le mélangeant à d’autres. On vous a expliqué la marche à suivre ici. Et les joyeux drilles de Whiskyleaks ont peaufiné d’hilarantes recettes là.

7.Balayez les allergies

Si vous appartenez à la prospère et lucrative tribu des «noglu», ces  consommateurs qui dégagent le gluten de leur alimentation, en raison d’une intolérance, par mode, hygiène de vie ou pour mieux faire passer socialement une tendance anorexique, voici enfin une bonne nouvelle. Bien qu’élaboré à base d’orge (ou de blé, maïs, voire autres céréales), le whisky ne contient absolument pas de gluten, l’étape de distillation se chargeant d’en faire disparaître toute trace. En revanche, léger hic: le caramel E150 utilisé pour rectifier la couleur de certaines eaux-de-vie, lui, n’en est pas tout à fait vierge. Les distilleries qui embouteillent à la couleur naturelle devraient en faire un argument de vente…

1 — Cela vaut pour tous les spiritueux de dégustation, autrement dit vieillis. Retourner à l'article

2 — C’est du vécu. Retourner à l'article

Christine Lambert
Christine Lambert (175 articles)
Journaliste
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte