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En réponse aux exactions de Daesh, le musée national d’Irak rouvre ses portes en urgence

Repéré par Anne de Coninck, mis à jour le 03.03.2015 à 7 h 54

Repéré sur BBC, The New York Times, The Wall Street Journal

La réouverture du musée de Bagdad, en février 2015. REUTERS

La réouverture du musée de Bagdad, en février 2015. REUTERS

Le Musée national d'Irak de Bagdad a rouvert ses portes, dimanche 1er mars, avec plusieurs semaines d’avance. La diffusion planétaire, trois jours plus tôt, d’une vidéo montrant la destruction de pièces du musée de Mossoul, à près de 350 kilomètres de la capitale, par l’Etat islamique explique cette précipitation. Que les pièces détruites soient vraies ou des répliques importe peu pour le Premier ministre irakien Haïder al-Abadi: «Ces terroristes barbares, criminels essayent de détruire le patrimoine de l'humanité et la civilisation de l'Irak», a-t-il déclaré. Et il a voulu prouver que l’Irak revendique son passé.

Le musée de Bagdad était fermé depuis près de douze ans. En 2003, tandis que le personnel avait déserté le bâtiment au moment de l’entrée des troupes américaines dans la ville, opérée en quatre jours entre le 8 et le 12 avril, 15.000 objets d’une valeur inestimable avaient disparu. Depuis, les efforts ont été considérables pour récupérer les statues, sculptures et autres tablettes cunéiformes. Avec un bilan mitigé puisque seulement un tiers des pièces disparues a pu être restitué au musée.

Certaines pièces ont été saisies sur les marchés d'antiquités de Jordanie, du Liban, d’Arabie saoudite mais aussi de New York….  D’autres ont réapparu spontanément, reprenant soudain leur place sur des étagères. D’autres encore ont été récupérées dans des familles de soldats mais la plupart restent introuvables.

Pour 1.500 dinars (1 euro), le musée ouvre les portes sur une collection qui couvre près de 7.000 ans d'histoire de la Mésopotamie –considérée comme le berceau de la civilisation. Une réouverture dans un environnement instable, incertain et dangereux. Au moins 25 personnes ont été tuées, le 1er mars, dans deux attaques au nord de la capitale.

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