France / Économie

L'incroyable erreur d'un assureur qui a permis à des clients de devenir multimillionnaires

Temps de lecture : 2 min

Aviva à Londres, le 5 mars 2009. REUTERS/Stephen Hird (BRITAIN)
Aviva à Londres, le 5 mars 2009. REUTERS/Stephen Hird (BRITAIN)

C'est le magazine Challenges qui a rapporté l'histoire le premier, celle d'une «boulette» monumentale, commise par une compagnie d'assurance, à la fin des années 80, qui s'appellait Abeille-Vie. Abeille-Vie –récupéré depuis par le britannique Aviva, en 2002, un des plus gros assureurs d'Europe– propose à l'époque à ses meilleurs clients un contrat hallucinant, permettant d'investir en sachant d'avance ce qu'avaient fait les marchés:

«Les achats et les ventes de l'épargnant étaient en effet comptabilisés au "dernier cours connu": autrement dit, lorsque la bourse avait monté, l'épargnant pouvait acheter une Sicav au cours d'AVANT la hausse. Il empochait ainsi automatiquement la hausse. Idem lorsque la bourse baissait. Il pouvait vendre au cours précédant la chute du marché. C'est en quelque sorte l'assurance absolue de gagner à tous les coups… pour le souscripteur. Mais pour la compagnie d'assurance, c'est une catastrophe, car elle doit financer la différence. Ou plutôt ce sont les autres assurés qui doivent en supporter les conséquences, puisque ces pertes doivent, à un moment ou à un autre, être imputées sur l'actif général de la compagnie…»

Des enrichissements vertigineux

A l'époque d'Abeille-Vie le contrat était déjà sacrément osé, mais tout le monde n'avait pas accès aux informations financières comme aujourd'hui, ni Internet pour investir d'un clic... Dans les années 90, c'est donc devenu une folie. Certains clients qui avaient investi quelques milliers de francs se retrouvent avec une centaine de millions d'euros...

Le Financial Times s'est focalisé sur la situation de Max-Hervé George, un jeune homme de 25 ans auquel son père a offert, à ses 7 ans, l'un de ces contrats magiques. «Il pourrait être milliardaire à la fin de la décennie, et à la fin de la décennie suivante, son contrat pourrait valoir plus que la compagnie d'assurance qui est derrière: Aviva France.» Pour l'instant, les décisions de justice, jusqu'à la Cour de Cassation, ont toujours réaffirmé la validité de son contrat avec Aviva.

Slate.fr

Newsletters

Non, je ne crois pas que le voile soit compatible avec le féminisme

Non, je ne crois pas que le voile soit compatible avec le féminisme

Prétendre que le voile islamique est compatible avec le féminisme est pour le moins hasardeux. Comment un marqueur religieux établissant une différence entre les sexes pourrait-il porter des idées d'émancipation, de liberté et d'égalité?

Est-on libre d’écrire ce qu’on veut dans une tribune de stade?

Est-on libre d’écrire ce qu’on veut dans une tribune de stade?

La banderole est l'un des moyens d'expression privilégiés des supporters. Il arrive pourtant qu'elle soit interdite de match, comme à Toulouse, fin février.

La France continue à vivre au-dessus de ses moyens

La France continue à vivre au-dessus de ses moyens

Prudence... et action rapide. Selon Pierre-Yves Cossé, commissaire au Plan de 1988 en 1992, l'embellie apparente de certains indicateurs économiques ne signifie absolument pas une prochaine sortie de crise.

Newsletters