Le «high frequency trading» fait trembler Wall Street

Slate.fr, mis à jour le 03.09.2009 à 10 h 07

Depuis le début de l'année, deux affaires similaires ont secoué le monde de la finance américaine. D'abord, Goldman Sachs attaque Serge Aleynikov, ancien programmeur de logiciels financiers de la banque parti pour une startup, pour vol de programmes informatiques de haute valeur. Parallèlement, le hedge fund Citadel porte plainte contre Mikhaïl Malyshev, ancien employé qui a crée l'entreprise qui a recruté Aleynikov. Quel est l'intérêt de ces deux affaires? Explications du Monde:

Les affaires Aleynikov et Malyshev suscitent deux interrogations: pourquoi ce logiciel dérobé est-il si précieux? Et comment les banques font-elles pour gagner autant d'argent en pleine récession? En consultant les CV d'Aleynikov et de Malyshev sur Internet et les forums auxquels ils participent, les journalistes découvrent que tous deux sont des spécialistes du «high frequency trading», «transactions à haute fréquence».

En clair, ils fabriquent des programmes d'achat et de vente ultrarapides qui permettent de réduire le temps de latence à quelques millisecondes, «et les profits ainsi réalisés se chiffrent en milliards de dollars par an», explique Le Monde. La conséquence de cette course à la vitesse est l'apparition de petites plates-formes de transactions automatisées, dont les deux plus compétitives, BATS et Direct Edge, réalisent aujourd'hui atour de 10% chacune des transactions boursières des Etats-Unis.

Parmi les services innovants proposés par ces plates-formes, le plus controversé est le «flash order». Il consiste à laisser quelques bons clients consulter les ordres sur certains titres une fraction de seconde avant qu'ils soient rendus publics. Ces privilégiés ont un coup d'avance sur les autres investisseurs. Les «flash orders» ont été introduits par le Chicago Board Options Exchange et par Direct Edge en 2006. En 2009, le Nasdaq et le BATS les ont imités.

Cette nouvelle pratique a immédiatement crée la polémique, car elle s'apparente pour beaucoup à un délit d'initié. «En août, le Nasdaq et le BATS ont annoncé qu'ils allaient renoncer volontairement aux flash orders et ont tenu parole dès le 1er septembre, explique Le Monde. En revanche, le patron de Direct Edge, William O'Brien, a multiplié les interviews pour expliquer que les «flash orders» sont une innovation bénéfique, et qu'il allait proposer ce service payant à tous les professionnels intéressés.»

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Image de Une: Traders sur le marché pétrolier à Londres, Reuters

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