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Terrorisme: le vrai danger des drones qui survolent Paris n'est pas l'attaque aérienne, mais la propagande

Temps de lecture : 2 min

La Tour Eiffel et le quartier de la Défense. REUTERS/Gonzalo Fuentes
La Tour Eiffel et le quartier de la Défense. REUTERS/Gonzalo Fuentes

Depuis lundi 23 janvier, plusieurs drones ont survolé des points sensibles de Paris comme la place de la Concorde, la tour Eiffel, l’Elysée et l’ambassade américaine.

Ces survols ne sont pas une première, mais on n'avait jamais repéré autant de drones sur une si courte période. Mercredi, trois journalistes de la chaîne Al-Jazeera ont été mis en garde à vue pour avoir fait voler un drone au-dessus du Bois de Boulogne, mais cette arrestation ne résout en rien le mystère, puisque les trois hommes utilisaient le drone dans le cadre d’un reportage pour en expliquer le fonctionnement…

Dans le contexte post-attentats, et alors que l’organisation Al-Shabbaab a menacé de s’en prendre à des centres commerciaux de la région parisienne dans une récente vidéo, ces événements inquiètent le public et les autorités, même si rien ne laisse penser pour le moment qu’une organisation terroriste est à l’œuvre et repère des lieux possibles d’attaques.

Selon Christopher Dickey sur le site The Daily Beast, nous nous posons peut-être la mauvaise question en nous demandant si ces drones sont dangereux.

Aujourd’hui, les drones sont utilisés par les organisations terroristes moins comme des armes que comme des outils de propagande, explique-t-il. L'Etat islamique utilise des drones au moins depuis août 2014, quand l’organisation a posté des images aériennes de sa base syrienne. En octobre et en décembre, EI a posté des vidéos filmées par un drone des attaques suicides dans la ville de Kobané dans le Kurdistan syrien, dont certaines mises en scène rappelaient le jeu vidéo Call of Duty.

Dans la mesure où les missiles «ont été les armes de prédilection pour tuer les leaders d’al-Qaida et de l'Etat islamique, le symbolisme de l’œil pour œil des drones de terroristes survolant des capitales occidentales est évident –tout spécialement au moment où l'Etat islamique est en Libye décapitant des chrétiens et pointant sa menace vers “Rome”, ce qui signifie en réalité l’Occident», poursuit le journaliste. Et, bien qu’il soit probable que les survols de Paris n’ont rien à voir avec des intentions terroristes, ces derniers pourraient bien se les approprier à des fins de propagande si les vidéos venaient à être mises en ligne. Une raison de prendre les drones au sérieux.

Slate.fr

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