Culture

Hollywood a une nouvelle raison de se convertir à la diversité: les films et séries ont plus de succès

Temps de lecture : 2 min

Common et John Legend la chanson «Glory» nommée aux Oscars pour le film «Selma» le 22 février 2015. REUTERS/Mike Blake.
Common et John Legend la chanson «Glory» nommée aux Oscars pour le film «Selma» le 22 février 2015. REUTERS/Mike Blake.

Hollywood, on le sait, à un problème avec la diversité. Les studios américains présentent trop peu de blockbusters dont le personnage principal est noir ou une femme. Et pourtant, d’après The Hollywood Reporter, les films et séries qui présentent un casting varié ont plus de succès.

D’après une étude réalisée par le Centre d’études afro-américaines de l’Université de Californie à Los Angeles, «les spectateurs, peu importe leur race, souhaitent des contenus plus divers». L'étude, publiée en février, porte sur les 200 meilleurs films du box-office mondial en 2012 et 2013, à l'exclusion des films étrangers, et chaque série diffusée lors de la saison 2012-13 (1.105 au total).

Selon les chercheurs américains, c’est le manque de diversité dans les agences de casting, les syndicats, les studios et des producteurs qui cause, au final, un manque de représentation des femmes et des minorités. Une aberration pour les chercheurs, quand on sait que les minorités non-blanches deviendront bientôt majoritaires aux Etats-Unis.

Pourtant, comme l’explique Darnell Hunt à KPCC, certaines franchises dont la majorité des héros sont issus de minorités ont beaucoup de succès:

«L’exemple le plus saillant est celui de la franchise Fast and Furious, qui comprend sept films. L’ensemble des acteurs est issu d’une minorité ainsi que le réalisateur. Non seulement les films font des bénéfices aux Etats-Unis, mais ils font aussi une tonne de bénéfices à l’étranger. Cela prouve qu’il est possible de faire ce genre de film.»

D’après les chiffres de l’Université de Californie, la télévision s’en sort mieux que les films sur ces questions, y compris quand on parle des réalisateurs ou des créateurs d’une série. Shonda Rhimes, la créatrice de Grey’s Anatomy ou Lena Dunham en sont le parfait exemple. Au cinéma, seuls 25,3% des rôles principaux de 2013 ont été attribués à des femmes et 16,7% à des non-blancs.

Darnell Hunt, l’auteur de l’étude, juge que les choses son en train de changer:

«Les films sont toujours un peu en retard par rapport à la télévision en termes d’ouverture à la diversité. Mais (Netflix et Amazon) sont en train de donner une chance aux gens qui n’avaient aucune visibilité auparavant.»

Hollywood a récemment été critiqué pour son manque, apparent et maintenant chiffré, de diversité à l’écran. La dernière polémique concernait le manque d’acteurs noirs nommés aux Oscars.

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