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Facebook nous rend triste... Si nous n'y postons rien

Temps de lecture : 2 min

Zenica, Bosnie-Herzégovine, le 14 août 2013. REUTERS/Dado Ruvic
Zenica, Bosnie-Herzégovine, le 14 août 2013. REUTERS/Dado Ruvic

Une étude publiée le 23 février 2015 dans la revue Journal of Experimental Psychology et reprise par Pacific Standard démontre que Facebook déprime ceux qui sont inactifs sur le site.

On a souvent entendu dire que Facebook peut rendre triste, ou mélancolique. En 2011 Libby Copeland relatait sur Slate que Facebook «nous rend tristes en donnant aux autres l’air d’être heureux», car en s’y connectant les utilisateurs sont confrontés aux «jolies photos, les biographies parfaites et autres statuts updates enjoués de leurs contacts» et sont invités à se comparer à leurs amis. Comparaison dont ils sortent avec l’impression d’être des «losers».

La réalité est plus subtile, selon l’étude conduite par Philippe Verduyn, chercheur post-doctorant de l’Université de Louvain, et ses collègues chercheurs de l’Université du Michigan. Ces mêmes chercheurs qui, en 2013, avaient relevé que «plus une personne utilise Facebook sur une période donnée, plus cette personne est par la suite attristée», se sont demandé comment l'utilisation de Facebook pouvait amener à une telle baisse du bien-être.

Pour répondre à cette question, les chercheurs ont divisé en deux un groupe de 84 étudiants de premier cycle de l’Université du Michigan, demandant à 42 d’entre eux d’utiliser Facebook pendant 10 minutes de façon active (en postant des statuts, en laissant des commentaires) et aux 42 autres d’utiliser Facebook de façon passive (en regardant l’écran et déroulant le fil d’actualité). Ils ont demandé leur ressenti aux participants immédiatement après l’expérience, puis plus tard la même journée et ont remarqué que l’humeur de ceux resté inactifs sur le réseau social s’était dégradée au cours de la journée alors que les autres ne témoignaient pas de changement.

Dans une seconde phase d’enquête, les mêmes chercheurs ont suivi 82 étudiants pendant six jours, leur envoyant des messages cinq fois par jour pour évaluer leur humeur et le degré d’utilisation qu’ils avaient eu de Facebook au cours de la journée. Encore une fois, la moitié d’entre eux avaient pour mission d’agir activement sur le réseau social pendant que l’autre moitié agissait passivement. Résultat: «plus ils utilisaient Facebook, plus les utilisateurs passifs se sentaient généralement attristés», relate Pacific Standard.

Les chercheurs ont aussi conclu qu’un utilisateur passif avait plus de chances de devenir envieux de ses amis. Et que le fait d’être envieux avait un impact négatif sur le bien-être. Alors oui, Facebook peut «nous rendre tristes en donnant aux autres l’air d’être heureux», mais si nous sommes à l’origine inactifs sur le réseau social.

Slate.fr

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