Monde

Que veut la génération Y?

Repéré par Myriam Lebret, mis à jour le 25.02.2015 à 17 h 56

Repéré sur Havard Business Review, IBM Institute for Business Value, France 2

Une étudiante japonaise promet publiquement qu'elle fera de son mieux pour trouver du travail, Tokyo, le 20 février 2015. REUTERS/Thomas Peter

Une étudiante japonaise promet publiquement qu'elle fera de son mieux pour trouver du travail, Tokyo, le 20 février 2015. REUTERS/Thomas Peter

Universum, l'Institut des marchés émergents de l'INSEAD et la fondation HEAD ont interrogé 16.637 personnes nées entre les années 1980 et l'an 2000 dans 43 pays pour mieux comprendre ce qu'elles attendent de leur vie professionnelle. Réalisée entre 2012 et 2014, il s'agit de la plus grande étude sur la génération Y. 

Si devenir un manager ou un leader est très important pour 40% des «millenials», tous pays confondus, les raisons ne sont en revanche pas les mêmes selon les pays.

La moitié des jeunes d'Europe centrale et de l'Est sont attirés par les positions dirigeantes en raison des revenus qui y sont associés, contre seulement 17% des 18-30 ans africains, rapporte la Harvard Business Review. En revanche, 46% des Africains interrogés veulent être des leaders pour pouvoir encadrer et conseiller les gens. 

En Europe de l'Ouest, la réponse la plus donnée –mais quasiment à égalité avec celle des revenus élevés– est l’opportunité d'avir de l'influence dans l'entreprise ou l'organisation pour laquelle ils travaillent.

Selon un sondage Ipsos 2012 repris par l'étude Génération Quoi? réalisée par France 2, 92% des 18-30 ans français considèrent que réussir leur vie professionnelle est un objectif essentiel. D'autre part, le manque de reconnaissance est la raison de mécontentement la plus citée par les jeunes salariés. 

La différence entre les pays est encore plus variée lorsqu'il s'agit des attentes de la génération Y envers les managers. Alors qu'en Amérique du Nord, en Europe de l'Ouest et en Afrique on souhaite à 40% que nos supérieurs nous fassent progresser, seul 12% des habitants d'Europe centrale et du Moyen-Orient ont choisi cette réponse. Un écart qui relève peut-être des structures gouvernementales autocratiques qui étaient la norme en Europe centrale et de l'Est il y a quelques années et qui le sont toujours au Moyen-Orient.

Les jeunes interrongés n'ont pas non plus les mêmes priorités dans la vie.

Les 18-30 ans asiatiques et d'Amérique du Nord placent le cercle familial avant tout, les Africains mettent plutôt le succès professionnel à la première place et les jeunes d'Europe centrale souhaitent progresser et apprendre de nouvelles choses. En Europe de l'Ouest, la famille et apprendre de nouvelles choses arrivent à peu près à égalité en tête de liste. 

 

Pour ce qui est du futur, certaines régions du monde s'inquiètent plus que d'autre. L'Europe de l'Ouest et l'Amérique du Nord pensent partir tard à la retraite, les habitants d'Amérique latine ont peur de ne pas assez bien travailler, quant aux jeunes d'Europe centrale et de l'Est, ils craignent de ne pas être d'une grande valeur pour leur employeur. 

Pour autant, les membres de la génération Y ne sont pas si différents de leurs aînés. Une étude réalisée par IBM et publiée en janvier, Myths, exaggerations and uncomfortable truths souligne qu'en 2030, 75% de la force de travail mondiale sera issue de la génération Y. Elle démontre que les mythes souvent rattachés à la génération Y ne sont pas vrais, et que ces jeunes salariés ont le même rapport au travail que leurs aînés de la génération X et du baby boom. Slate rapportait d'ailleurs en 2013 les résultats d'une étude scientifique qui expliquait alors pourquoi la génération Y n'existe pas

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