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La pierre tombale du futur: ci-gît @moi, 672 followers sur Twitter, 184 matchs sur Tinder

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 25.02.2015 à 11 h 42

Repéré sur The Verge, Slate.com

Lifelogging - Karl Toomey

Lifelogging - Karl Toomey

«Nos téléphones suivent tout ce que nous faisons et partout où nous allons. Nos réseaux sociaux savent à quel point nous sommes appréciés. Ce que l'on appelle le quantified self [la pratique de la "mesure de soi", qui consiste à mieux se connaître en mesurant des données relatives à son corps et à ses activités] devient plus important chaque jour, mais est-ce que tous ces chiffres réussissent à définir un être humain, une fois ajoutés?»

The Verge fait dans la philosophie pour présenter une exposition qui est en cours à la Science Gallery Dublin (en Irlande), jusqu'au 17 avril.

Comme le raconte Lily Hay Newman sur Slate.com, cette exposition qui s'appelle Lifelogging «explore les différentes utilisations de ces données et les façon dont cela peut influencer le comportement humain. Et une des œuvres présentes pourrait bien être la pierre tombale du futur».

A la mémoire de @kurtmarkoneill

672 abonnées Twitter

1.673 points Clubeard

60.590.000 calories consommées

92% d'avis positifs sur eBay

184 matchs sur Tinder

76.928 kilomètres parcourus

Repose en paix

Interviewé, Karl Toomey explique qu'il a choisi d'aborder ceci sur le ton de l'humour:

«Quand je regarde autour de moi, je vois beaucoup d'objets et tout a l'air très scientifique. Et peut-être que j'ai pris une approche plus humoristique et imaginé où cette idée de lifelogging pourrait nous amener dans le futur.»

«Tout cela donne des informations, explique The Verge, mais ne permet pas de révéler quoi que ce soit sur l'humain derrière ces chiffres. C'est peut-être l'ironie ultime: tout cela nous aide à vivre et enregistre tout ce que nous faisons, mais cela dit très peu de choses sur qui nous sommes vraiment.»

De son côté, Slate.com rappelle que la mort reste un concept compliqué à traiter dans le monde numérique, où toutes les informations postées restent.

«Facebook, par exemple, a lutté pour trouver les bonnes politiques pour gérer les données d'un utilisateur après sa mort. Mais nous générons de plus en en plus de données chaque jour, et donc ces questions vont toucher très vite d'autres sphères que les médias sociaux.»

 

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