Culture

Les Oscars n’aiment pas les come-backs, Michael Keaton en est la preuve

Temps de lecture : 2 min

Michael Keaton à Bervely Hills, le 2 février 2015. REUTERS/Mario Anzuoni
Michael Keaton à Bervely Hills, le 2 février 2015. REUTERS/Mario Anzuoni

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, Hollywood n’aime pas les belles histoires de come-back, ou en tout cas pas les Oscars, selon Vulture. Dernier exemple en date: Michael Keaton, qui tient le rôle principal dans le film Birdman (qui sort en France le 25 février), n’a pas été récompensé aux Oscars dimanche. C’est Eddie Redmayne, de 30 ans son cadet, qui a reçu l’Oscar du meilleur acteur pour Une merveilleuse histoire du temps.

«Il est un peu étrange que Birdman ait été célébré pour à peu près tout sauf pour l’incroyable performance autour de laquelle il tourne», souligne Vulture alors que, selon le site, l’histoire de Michael Keaton est celle d’un «come-back qui convient parfaitement à un spectacle tel que celui des Oscars».

D’autant plus que «dans Birdman, Michael Keaton joue un acteur has been, jadis célèbre pour avoir incarné un super-héros à plumes, qui tente une rédemption artistique dans un théâtre de Brodway», résume Le Point. Autrement dit Michael Keaton, connu pour son rôle dans la franchise de super-héros Batman, fait son come-back en interprétant son propre rôle, relève Vulture.

Mais Michael Keaton n’est pas le premier acteur, dans l’histoire des Oscars, dont le come-back n'est pas récompensé, explique Vulture. En 2009, Mickey Rourke, nommé pour son rôle dans The Wrestler, s’était vu voler la statuette par Sean Penn, alors même qu’il avait précédemment battu Sean Penn aux BAFTA et aux Golden Globes. En 1995, John Travolta, nommé pour sa performance dans Pulp Fiction, 17 ans après sa dernière nomination pour Saturday Night Fever, n’avait pas emporté l’Oscar du meilleur acteur face à Tom Hanks, récompensé pour son interprétation dans Forrest Gump.

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«En réalité, la meilleure histoire de come-back est celle de Bruce Dern», estime Vulture. L’AFP retraçait ainsi en 2013, quand Bruce Dern avait reçu le prix d’interprétation masculine au festival de Cannes pour Nebraska, sa carrière qui «a démarré en 1960 dans Le fleuve sauvage d’Elia Kazan, avec Montgomery Clift». L’acteur a aussi joué «dans Pas de printemps pour Marnie (1964) d’Alfred Hitchcock, ou encore dans la version de 1974 de Gatsby le magnifique de Jack Clayton, au côté de Robert Redford». Puis il a été absent des écrans jusqu’en 2011 où il apparaît dans Twixt de Francis Ford Coppola, et en 2012 dans Django Unchained de Quentin Tarantino. En 2013 il tient son meilleur rôle, d’après le Guardian, dans le road-movie Nebraska. Il est nommé aux Oscars mais se fait battre par Matthew McConaughey.

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