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La drôle de blague de Neil Patrick Harris sur Edward Snowden lors des Oscars

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 23.02.2015 à 20 h 44

Repéré sur BuzzFeed, The Daily Dot

CitizenFour

CitizenFour

CitizenFour, le film de Laura Poitras qui raconte la fuite d'Edward Snowden de Hong-Kong à Moscou et les premiers jours des révélations apportées par l'ancien employé de la NSA a remporté l'Oscar du meilleur documentaire, ce dimanche 22 février.

Au moment de recevoir le prix, la réalisatrice américaine était accompagnée de Glenn Greenwald, qu'Edward Snowden avait également contacté pour leur fournir les documents sur les programmes de surveillance entretenus par la NSA.

Mais Snowden, lui, n'était évidemment pas présent, ce que n'a pas oublié de faire remarquer Neil Patrick Harris, l'acteur qui présentait l'évènement:

«Le personnage principal de CitizenFour, Edward Snowden ne pourra pas être présent avec nous ce soir pour cause de trahison.»

[Neil Patrick Harris dit «treason» à la place de «reason», d'où le «jeu de mots»]

Une sortie qui a légèrement énervé Glenn Greenwald qu'a interrogé BuzzFeed:

«Je vais essayer de voir ça comme une blague. Je pense que c'était assez ridicule, étant donné l'appétence d'Hollywood à s'autocongratuler pour s'être battu contre le maccarthysme et la liste noire. Alors lancer ce genre d'accusation contre quelqu'un qui n'est accusé de rien et encore moins condamné pour quoi que ce soit, je pense que c'est stupide et irresponsable. Mais j'essaie de ne pas y accorder trop d'importance, même si je n'y arrive pas [rires].»

A l'inverse, elle a fait rire Edward Snowden.

De son côté, le Daily Dot rappelle que«Snowden est inculpé de trois crimes, dont l'espionnage, mais il n'est pas inculpé de trahison».

Les documents fournis par Edward Snowden avaient permis à Greenwald et Poitras de révéler comment l'agence nationale de securité américaine surveillait les communications dans le monde entier. Snowden a lui été contraint à l'exil et vit désormais en Russie. Le Daily Dot rappelle que beaucoup de ses soutiens «ont peur qu'un retour aux Etats-Unis soit synonyme pour lui d'un procès secret et d'une vie derrière les barreaux».

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