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Et si vous supprimiez vos tweets au fur et à mesure?

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 23.02.2015 à 11 h 08

Repéré sur Fusion

Multiple Tweets Gradient / mkhmarketing via Flickr CC Licence By

Multiple Tweets Gradient / mkhmarketing via Flickr CC Licence By

Si vous avez déjà remonté votre timeline Twitter, sûrement vous êtes-vous demandé ce qui avait bien pu vous passer par la tête quand vous aviez pubié tel ou tel tweet.

Fusion a publié un long article consacré à ces personnes qui suppriment leurs posts sur Twitter. L'un d'entre eux, Robin Sloan, un ancien employé de Twitter, a ainsi écrit un script qui les supprime automatiquement après dix jours. Il l'a d'ailleurs mis à disposition de tous sur Github.

D'autres outils sont également disponibles comme TweetDelete, TweetDeleter ou TwitWipe, précise Fusion, qui précise que 1,3 million de personnes se sont inscrites sur le premier et qu'un peu moins de la moitié utilise la fonction de suppression automatique.

De tels outils auraient peut-être pu sauver la carrière du directeur de la technologie de Jeb Bush, qui a dû démissionner peu après sa nomination quand on avait fouillé sa timeline, puis découvert qu'il avait posté des choses comme:

«Une nouvelle étude confirme une vieille croyance: les femmes qui étudient les arts à la fac sont des salopes. Celles qui étudient les sciences sont aussi des salopes, mais des salopes plus moches.»

Pas sûr en revanche qu'ils auraient pu faire quelque chose pour Justine Sacco. Le New York Times avait publié un long article, début février, repéré par Reader, et qui racontait comment un seul tweet posté par cette trentenaire alors qu'elle attendait de prendre un avion et qui avait été très largement repris alors qu'elle était dans l'appareil, avait fait exploser sa vie. Le tweet disait:

«Je vais en Afrique. J'espère que je n'attraperai pas le sida. Je rigole. Je suis blanche.»

Robin Sloan n'est pas le seul à travailler dans la tech et à penser qu'il vaudrait mieux supprimer ses tweets. John Young, un des fondateurs de Cryptome, plateforme qui héberge des contenus sensibles comme les révélations de Snowden, expliquait à Gawker en 2013:

«Mes tweets sont nuls. Je n'ai pas besoin de les garder.»

«Et j'encourage les autres à en faire de même: vous avez l'air d'un con quand vous les laissez en ligne.»

Pour Fusion, les réseaux sociaux vont peut-être devoir s'adapter et voir une partie des contenus supprimés, même si ce n'est pas vraiment dans leur intérêt au départ:

«Les contenus qui disparaissent –que ce soit sur Snapchat ou ailleurs– sont populaires en ce moment, beaucoup de jeunes personnes qui accordent de l'importance à la vie privée vont vers ces services où les données ne restent pas éternellement. L'année dernière, Facebook a testé une fonctionnalité qui permet aux utilisateurs de prévoir la suppression d'un statut par avance. Mais ça n'a jamais été lancé –soit parce que ce n'était pas assez populaire parmi les utilisateurs, soit parce que ça ne rentrait pas dans les objectifs du site.»

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