Monde

Faut-il être haut gradé pour réussir un coup d'Etat?

Temps de lecture : 2 min

Le 40e anniversaire de la prise de pouvoir de Mouammar Khadafi en Libye est l'occasion pour «The Economist» de se pencher sur l'image traditionnelle du leader de coup d'Etat. «Parmi ceux encore en activité, seul François Bozizé avait accédé au plus haut grade de l'armée de son pays», écrit l'hebdomadaire britannique.

Mais les petits officiers peuvent se rassurer: à la lecture de la liste dressée par le magazine britannique, il semble que les petits gradés ont autant de chances que leurs supérieurs de se saisir du pouvoir et de le garder.

Khadafi était ainsi un simple colonel lors de sa prise de pouvoir, tout comme son homologue soudanais Omar el-Béchir. Les dirigeants actuels du Burkina Faso et de la Guinée, respectivement Blaise Compaoré et Moussa Dadis Camara, étaient quant à eux capitaines, tandis qu'Obiang Nguema en Guinée Equatoriale et Yahya Jammeh de Gambie étaient lieutenants au moment de leur coup d'Etat, un grade subalterne peu prestigieux.

Parmi les illustres meneurs de coup d'Etat militaire défunts — et donc absents de la liste, Pinochet et Franco par exemple étaient commandants en chef de l'armée de leur pays lors de leurs prises de pouvoir. Une tradition qui semble se perdre au fil les années.

[Lire l'article complet sur economist.com]

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Image de une: Affiche de Khadafi, StartAgain, Flickr, CC

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