Science & santé

Des centaines bébés otaries s'échouent sur les plages californiennes, mais vous ne pouvez rien y faire

Repéré par Fabien Jannic-Cherbonnel, mis à jour le 19.02.2015 à 18 h 44

Repéré sur Time, The Guardian

Un bébé otarie sauvé à San Diego, en Californie, le 8 janvier 2015.  REUTERS/Mike Blake.

Un bébé otarie sauvé à San Diego, en Californie, le 8 janvier 2015. REUTERS/Mike Blake.

Les bébés otaries ont la vie dure. D’après The Guardian, plus de 900 otaries de Californie, pour la plupart non sevrées, se sont échouées sur les côtes californiennes depuis le début de l’année. Ces chiffres viennent de l’Administration nationale pour l’océan et l’atmosphère (NOAA), en charge de recueillir et de soigner ces petits mammifères.

D’après l’organisation fédérale américaine, les chiffres ont explosé cette année. En moyenne, sur la même période, 240 otaries s’échouent habituellement sur les plages de Californie. Shaw Johnson, le directeur de la section de science vétérinaire du Centre des mammifères marins de Sausalito, explique pourquoi ce chiffre est en augmentation:

«Ces petits bébés, désespérés et affamés, quittent les colonies bien avant qu'ils soient capables de chasser efficacement. C’est alarmant parce que nous n’avons pas vu ce nombre de bébés échoués depuis 40 ans.»

Et comme l’explique Time, la situation est tellement exceptionnelle que les autorités qui normalement recueillent ces animaux marins n'arrivent plus faire face. C’est ce qu’explique la NOAA dans un communiqué de presse du 18 février, dans lequel elle demande aux promeneurs qui trouvent ces bébés de prendre leur mal en patience. Time parle de «structures qui ne sont plus en capacité de recevoir de nouvelles otaries»

Pour les scientifiques du NOAA, l’explosion du nombre de bébés otaries échoués est liée au réchauffement des océans. C’est ce qu’explique Time:

«Les températures chaudes ont un impact sur les calamars, les sardines et d’autres animaux qui forment le régime de base de l’otarie de Californie. (…) Donc quand les mères nagent loin des Channel Islands, là où les bébés otaries naissent chaque année, elles doivent rester au loin plus longtemps avant de pouvoir revenir pour s’occuper de leurs petits.»

Les mères parties, les bébés se retrouvent livrés à eux-mêmes. C’est probablement la faim qui les pousse alors à rechercher eux-mêmes de la nourriture pour finalement s’échouer sur une plage.

D’après The Guardian, l’augmentation de la température des eaux de cette zone a été causée par un changement de météo soudain, avec des vents du nord faibles et des vents du sud plus forts. Résultat, les températures sont restées trop douces.

D’après le NOAA, il est pour l’instant compliqué de savoir combien d’otaries, sur les 300.000 présentes en Californie, mourront cette année. En 2013, on estimait que 70% des bébés non sevrés étaient décédés, la plupart après s’être échoués.

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