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Barack Obama n'aimait pas le slogan «Yes We Can», mais Michelle l'a convaincu

Temps de lecture : 2 min

À un meeting de campagne de Barack Obama en Californie, le 31 janvier 2008. REUTERS/Jason Reed.
À un meeting de campagne de Barack Obama en Californie, le 31 janvier 2008. REUTERS/Jason Reed.

Pendant la campagne présidentielle américaine de 2008, Barack Obama finissait souvent ses discours par «Yes we can», trois mots que les foules adoraient répéter en coeur et qui ornaient des milliers de t-shirts, casquettes et pancartes. Dans son discours de victoire en 2008, le slogan est répété sept fois. Pourtant, au départ, le président américain trouvait que ce «Yes we can» était un peu niais et trop sentimental («corny» en anglais).

C'est son ancien conseiller de campagne, David Axelrod, qui raconte au New York Times Magazine que lorsqu'il a proposé ce slogan pendant la campagne sénatoriale d'Obama en 2004, ce dernier n'était pas du tout convaincu:

«Michelle était là pour le premier enregistrement de la publicité. C'était celle qui finissait par la phrase "Yes we can". [Barack Obama] a lu tout le script et après la première prise, il a dit, "Oulala, c'est pas un peu niais?". Je lui ai expliqué que je trouvais que c'était un super slogan, et il a regardé Michelle et lui a demandé: "Qu'est-ce que tu en penses?". Elle a secoué la tête lentement et elle a dit: "pas niais". Heureusement qu'elle était là.»

L'hésitation d'Obama quant à «Yes we can», une traduction du slogan «Si se puede» utilisé par le leader syndicaliste Cesar Chavez, révèle une tension. D'un côté, Obama représente un certain refus du cynisme et un enthousiasme sincère qui a séduit les jeunes, et de l'autre il est souvent critiqué pour être trop mesuré et pas assez passionné.

En général, comme l'indique cette anecdote, sa femme Michelle Obama l'a poussé à être plus audacieux et progressiste, notamment en ce qui concerne la réforme du système de santé et de la politique d'immigration.

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