Monde

Après l'attentat contre Charlie Hebdo, la première victime des attaques de Copenhague avait dénoncé «un lâche fascisme islamique»

Repéré par Jean-Marie Pottier, mis à jour le 16.02.2015 à 9 h 54

Repéré sur Ekstra Bladet, TV2

Le statut Facebook posté par Finn Norgaard le 7 janvier 2015, après l'attentat contre Charlie Hebdo.

Le statut Facebook posté par Finn Norgaard le 7 janvier 2015, après l'attentat contre Charlie Hebdo.

Les deux victimes de la double fusillade qui a eu lieu à Copenhague, samedi 14 et dimanche 15 février, ont été identifiées: il s'agit du réalisateur Finn Nørgaard, 55 ans, et de Dan Uzan, 37 ans, qui travaillait pour la synagogue visée par la deuxième fusillade.

«Finn était quelqu'un d'original, une personne incroyablement chaleureuse et créative», a expliqué la psychologue Majken Matzau, une de ses amies, au journal danois Ekstra Bladet. Selon la chaîne danoise TV2, le réalisateur avait posté sur son mur Facebook le statut suivant, le 7 janvier 2015, après l'attaque contre les locaux de Charlie Hebdo à Paris, qui avait coûté la vie à dix employés du journal et à deux policiers:

«Il est choquant et effrayant de voir des gens courageux être assassinés par de lâches fascistes islamiques

 

 

Selon l'AFP, Finn Nørgaard était notamment connu pour avoir réalisé en 2004 «un documentaire étonnant sur un adolescent australien lanceur de boomerang». TV2 rapporte qu'il avait aussi signé en 2009 un documentaire intitulé En anden vej: Historien om fire nydanskere og en koncernchef («Un autre chemin. Le voyage de quatre Danois et d'un PDG»). Il racontait «le parcours de quatre Danois faisant le chemin de Compostelle aux côtés du PDG de TrygVesta  [une compagnie d'assurances scandinave, ndlr],  Stine Bosse», avec pour but de montrer «de nouvelles façons de promouvoir l'esprit de communauté et de réduire les conflits entre des personnes d'origine ethnique différentes».

La victime de la fusillade de la synagogue, dans la nuit de samedi à dimanche, s'appelle Dan Uzan, 37 ans. L'homme gardait l'entrée du bâtiment, où se déroulait une cérémonie de bat-mitzva, tâche qu'il avait accomplie à de nombreuses reprises depuis deux décennies.

Selon le ministère des Affaires étrangères israélien, son père est israélien et sa mère est danoise. «Je l'ai rencontré à de nombreuses reprises, tout le monde le connaissait», a déclaré le leader de la communauté juive de Copenhague, Dan Rosenberg Asmussen, cité par Ynet News. «Il contrôlait l'entrée des synagogues et d'autres bâtiments juifs dans la ville depuis vingt ans, et était donc extrêmement connu de la communauté juive.»

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