Culture

Grâce au design, une Saint-Valentin sans bouquet de roses ni boîte de chocolats

Temps de lecture : 2 min

Chaque année, c'est la tannée. Finalement, on ne sait pas très bien comment nous a été imposée cette prétendue «fête des amoureux», ni pourquoi elle est célébrée le 14 février, date choisie par le pape Gélase Ier en 495 pour honorer la mémoire de trois martyrs canonisés prénommés Valentin.

Donc, le 14 février, c'est un peu «chacun sa croix»... Quitte à souffrir, autant en tirer une leçon, la donner ou encore faire passer un message –mais, par pitié, avec autre chose qu'une brassée de roses rouges ou une boîte de chocolats!

Déclarez-vous utile, par exemple, avec ces cartes d'Architecture for Humanity qui célèbrent des chefs d'oeuvre du patrimoine architectural mondial et leurs créateurs («Je t'aime autant que le Golden Gate bridge – San Francisco, 1937, Moissief & Morrow»).


Un joli geste auquel on peut donner toute signification: le cœur de porcelaine de Corezone Design (Agnieszka Mazur et Dorota Skalska) doit être brisé pour délivrer le message qu'on y aura glissé au préalable.


Que vous soyez du genre discret ou extravagant, les 5.5 Designers ont prévu le coup avec un seau à champagne Scream Your Love pour Veuve Cliquot qui se transforme en porte-voix, et vice versa (au moyen d'un socle amovible).

Si vous êtes moins portés sur les vocalises, optez pour les deux petits «chapeaux» inspirés des pots de yaourt de notre enfance qui faisaient des téléphones de fortune, Whisper Your Love.


Plus spectaculaire? Laissez votre tenue parler pour vous, les wearables, vêtements interactifs, sont là pour ça. La fumée dégagée par la «Smoke Dress» d'Anouk Wipprecht vous donnera un air mystérieux, tandis que la robe «Bubelle» (née d'une expérience de Philips en 2006) rayonnera en fonction de l'intensité de vos émotions.



Pas assez explicite? Allez-y franchement, la robe «Intimacy» passera de l'opacité à la transparence au cours du dîner, selon votre degré d'intérêt (on ne s'étonnera pas d'apprendre que ce fantasme sous forme de vêtement ait été imaginé par un homme, le designer néerlandais Dan Roosegaard).


Plus explicite? Dressez la table avec les assiettes «Belly Button» de Romain Gnidzaz. On ne sauce pas, on lèche.


Plus flamboyant? «Power of Love» ( pas la chanson, non) est un lecteur MP3 pour les amoureux, équipé de deux casques et de deux cartes mémoire pour deux playlists indépendantes. Pourquoi? Parce que, explique le designer Mathieu Lehanneur, «Power Of Love joue de deux temporalités: la rencontre amoureuse, forcément incandescente et ainsi figée à jamais, et la vie amoureuse, à alimenter sans cesse». Allez, au boulot!

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