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En Inde et au Japon, certains groupes n'aiment vraiment pas la Saint-Valentin

Temps de lecture : 2 min

L'artiste Harwinder Singh Gill  à Amritsar, en Inde le 13 Février 2012. REUTERS/Munish Sharma.
L'artiste Harwinder Singh Gill à Amritsar, en Inde le 13 Février 2012. REUTERS/Munish Sharma.

La Saint-Valentin ne plaît pas à tout le monde. Jugée trop commerciale, la fête est loin d’être célébrée par tout le monde en France. Dans d’autres pays, certains sont même en guerre contre elle: c'est par exemple le cas du Cambodge, dont Slate vous parlait cette semaine.

IBN Lives rapporte qu’en Inde, des groupes conservateurs s’opposent de façon virulente aux valeurs occidentales portées par la Saint-Valentin. L’un de ces groupes, qui s’est fait beaucoup remarquer cette année, est le Hindu Mahasabha, un parti nationaliste.

Pour le 14 février, l’organisation prévoit de demander aux gens qui professent leur amour sur les réseaux sociaux de se marier. Si les couples refusent, «leurs parents seront contactés».

Comme l’explique le Washington Post, ce ne sont pas les seules actions entreprises pour contrer la Saint-Valentin en Inde. D'autres groupes se montrent plus violents:

«Les actions vont du vandalisme (des foules cassent les tables et les fenêtres de restaurants), au contrôle moral, à des appels à interdire toutes les fêtes et à des menaces envers les couples qui montrent des signes d’affection en public.»

Shiv Sena, un groupe fondamentaliste hindou, a même proféré des menaces violentes et explique qu’ils donneront une «leçon aux amoureux».

Au Japon, l'Alliance des hommes que les femmes ne trouvent pas attirants

Un peu plus à l’est du continent asiatique, des groupes japonais se préparent également à protester contre la Saint-Valentin, mais cette fois de façon non-violente. Un groupuscule appelé Kakuhido, soit l’Alliance révolutionnaire des hommes que les femmes ne trouvent pas attirants, prévoit de manifester à Tokyo le 14 février contre la fête de l’amour.

Ces hommes, comme l’explique The Tokyo Reporter, protestent contre «le capitalisme fondé sur la passion» qui alimente la fête. Selon le Washington Post, la pensée du groupe, qui existe depuis 2006, semble s'inspirer du marxisme:

«Les vues de Kakuhido semblent impliquer un mélange de marxiste, de “cyber nerdiness” et de misogynie pure et simple. Ils ont organisé des manifestations dans le passé, notamment contre la puissance de manipulation supposé des femmes au foyer japonaises.»

The Guardian note que la Saint Valentin, en plus d’être très populaire au Japon, est aussi un jour important pour le business des chocolatiers. Traditionnellement, ce sont les Japonaises qui doivent acheter des chocolats pour leurs collègues et leurs proches masculins. Chaque année, les ventes de chocolats explosent de 80% le 14 février.

Cela dit, pour le Washington Post, Kakuhido est le symtôme des problèmes sociétaux du Japon:

«Le taux de natalité du pays est tombé au plus bas en 2014, et est en partie une conséquence de l'augmentation du nombre de personnes seules au Japon. En 2011, une étude a montré que 61% des hommes japonais âgés de 18 à 34 ans n’étaient pas en couple.»

Pour le journal américain, une partie importante des membres de Kakuhido tombent probablement dans cette catégorie.

Slate.fr

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