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Les LGBT qui font leur coming-out adolescents ont plus de chances d’avoir une bonne estime d'eux-mêmes une fois adultes

Repéré par Bénédicte Le Coz, mis à jour le 11.02.2015 à 14 h 59

Repéré sur Quartz, Mtv

Sao Paulo LGBT Pride Parade 2014 Ben Tavener via Flickr CC License by

Sao Paulo LGBT Pride Parade 2014 Ben Tavener via Flickr CC License by

«Est-ce que les bénéfices de révéler son identité à l’école sont plus importants que les risques croissants de persécution pour les adolescents LGBT?»

Voilà la question à laquelle Stephen T. Russell, professeur en développement humain et en études familiales à l’Université d’Arizona, cité par MTV, a voulu répondre. Avec d'autres chercheurs de l’Université, il a mené une étude visant à évaluer si les étudiants qui font leur coming-out au lycée s’en tirent mieux une fois adultes que ceux qui n’ont pas rendu publique leur identité sexuelle.

Réponse: oui. Selon l'étude publiée dans l’American Journal of Orthopsychiatry, «les adolescents qui sont lesbiennes, gays, bisexuels, ou transgenres au lycée sont susceptibles de faire face au harcèlement et à l’intimidation. Cependant, ils deviennent aussi de jeunes adultes avec une plus grande estime d'eux-mêmes que les adolescents LGBT qui gardent leur identité sexuelle cachée», résume Quartz.

L’enquête examine «les liens entre la divulgation du statut LGBT à d’autres adolescents à l’école, la persécution à l'école et l’adaptation psychosociale des jeunes adultes en utilisant un échantillon de 245 LGBT (âgés de 21 ans à 25 ans et vivant en Californie)», expliquent les chercheurs dans l'introduction de leur étude. Ces derniers ont demandé aux participants à quel point ils assumaient leur statut au lycée sur une échelle de 0 à 4 (0 signifiant n’avoir révélé à personne sa sexualité, 4 l’avoir révélé à tout le monde), s’ils avaient été persécutés pour cette raison, et leur niveau de contentement et d’estime d'eux-mêmes au moment du questionnaire, raconte Quartz.

Les données ainsi collectées permettent de «remettre en doute les arguments selon lesquels les adolescents devraient éviter de faire leur coming-out jeunes à cause des persécutions auxquelles ils s'exposeraient», selon Stephen Russell qui estime tout de même que «l’étude devrait être reproduite», notamment parce que celle-ci est fondée sur le témoignage d’un petit échantillon d’individus vivant dans une partie des Etats-Unis relativement accueillante pour la communauté LGBT, relate Quartz.

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