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Le Washington Post joue les entremetteurs avec son «Date Lab»

Repéré par Myriam Lebret, mis à jour le 10.02.2015 à 12 h 59

Repéré sur The Washington Post, The DCist

Date and dateless / Guian Bolisay via Flickr CC Licence By

Date and dateless / Guian Bolisay via Flickr CC Licence By

Plus moderne que les petites annonces et plus étrange que notre courrier du coeur, le Washigton Post Magazine dispose d'un «Date Lab»: un laboratoire de rendez-vous. 

Le concept? Les lecteurs du Washington Post remplissent un long formulaire (taille, origine ethnique, première chose qu'ils font en se levant...) qui permettra au journal de leur trouver un partenaire. Les deux participants sélectionnés sont ensuite conviés à un blind date. Le lendemain, les deux protagonistes sont interrogés à propos du rendez-vous, auquel ils doivent donner une note. Leurs réponses sont publiées dans le journal, avec une vidéo en prime sur le site. Les rendez-vous marchent plus ou moins bien et l'expérience tourne parfois au vinaigre, quand votre rendez-vous s'enfuit par exemple. 

On lit donc dans le Washington Post des descriptions de rendez-vous diverses et variées, comme par exemple celle-ci:

«Riley est un passionné des dinosaures qui a une tête de brachiosaure gonflable accrochée dans son appartement. C'est aussi un critique de théâtre. Peter est un jeune militaire qui a beaucoup voyagé et cherche un version plus sexy que Bill Gates.»

Journaliste pour le DCist, Riley Croghan –le passionné de dinosaures– a été contacté par le Date Lab du Washington Post 5 ans après avoir rempli le formulaire. Il raconte dans un article s'être retrouvé au restaurant, muni de deux appareils photo jetables et d'une note contenant la marche à suivre, à attendre son partenaire. Pour lui, le moment le moins étrange de l'expérience était, finalement, le rendez-vous en lui-même:

«Nous avions au moins une chose en commun: nous vivions tous les deux cette étrange expérience du Date Lab, ce qui a rendu la conversation plus aisée.»

Pour Riley, le fait de ne pas connaître l'avis de son partenaire avant la parution du journal a contribué à rendre l'expérience bizarre:

«On ne sait pas vraiment ce que l'autre personne a dit au sujet du rendez-vous avant que l'article ne sorte, ce qui ne favorise pas un climat de confiance.»

Le Date Lab fait se rencontrer des célibataires chaque semaine depuis 2006. Les «entremetteurs» du Washington Post tentent parfois des expériences, comme des rendez-vous en groupe ou des tests dans lesquels les choix d'une personne sont comparés à ceux d'un panel:

En 2011, pours les 5 ans du Date Lab, l'ancienne éditrice du Washington Post Magazine expliquait :

«Quand le Date Lab a été lancé, ce n'était pas dans le but d'être une machine à mariage ou un divertissement idiot. L'idée, calquée sur le Meet Market du New York Post, était d'examiner les rendez-vous et le rôle qu'ils jouent dans la vie des gens.»

Dans le même article, la responsable du Date Lab Christina Breda Antoniades faisait remarquer que les résultats de ces rendez-vous n'étaient jamais prévisibles:

«Peu importe à quel point un couple peut avoir l'air parfait sur le papier, même si nous sommes sûrs qu'il y aura la petite étincelle on ne peut pas savoir quand elle aura lieu.»

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