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Netflix ne devrait pas adapter «The Legend of Zelda»

Repéré par Fabien Jannic-Cherbonnel, mis à jour le 09.02.2015 à 17 h 51

Repéré sur The Guardian, Forbes, Radio Times

The Legend of Zelda. Nintendo.

The Legend of Zelda. Nintendo.

Enfant, adolescent ou même adulte, vous avez sûrement déjà joué à l’un des jeux de la série The Legend of Zelda. La franchise culte de Nintendo fêtera d’ailleurs en 2016 ses 30 ans et, une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, elle va être adaptée en série télévisée par Netflix. C’est ce qu’annonçait le Wall Street Journal la semaine dernière.

Et si l’annonce d’une adaptation avec des acteurs en chair et en os décrite comme «un Game of Thrones familial» a de quoi réjouir les fans, certains se montrent plus dubitatifs.

C’est notamment le cas de Keith Stuart, journaliste au Guardian. Nintendo ferait mieux de se méfier de Netflix, explique-t-il, et en premier lieu à cause de l’adaptation désastreuse de Super Mario Bros en film qui date de 1993 (depuis devenue culte sur Internet).

 

D'autant que The Legend of Zelda a déjà connu une adaptation télévisuelle: un dessin animé datant de 1993. Treize épisodes ont été produits à l’époque et leur seule trace aujourd’hui est un mème.


Ces deux adaptations désastreuses de licences Nintendo expliquent aussi pourquoi la firme japonaise n’a jamais –jusqu'à présent– été tentée par d'autres adaptations télévisuelles. D’ailleurs, explique Radio Times, le constructeur japonais est connu pour être exercer beaucoup de contrôle et pourrait bien faire capoter le projet.

Forbes dresse aussi la liste des problèmes auxquels l’équipe chargée d’adapter la célèbre licence devra faire face. En plus de la difficulté de rendre réaliste un monde qui visuellement change de jeu en jeu, les scénaristes vont avoir du mal à trouver un scénario cohérent:

«Oui, les jeux Zelda ont des “histoires”, comme un celle d’un homme qui se réveille sur une plage et qui doit, au final, casser un oeuf géant avec instruments magiques (…). Ce sont des concepts mémorables, mais pas bonnes histoires.»

Mais le plus compliqué, pour Netflix, va être de donner une personnalité à Link, le personnage principal de Zelda:

«Le plus gros problème, comme nous l'avons déjà laissé entendre, c’est que Link –le personnage central de l'univers Zelda– n’en est pas vraiment un. Link est vous, le joueur. Link est un substitut, un avatar. Il est muet dans les jeux, pas à cause d’une raison narrative particulière, mais parce qu'il représente dans Hyrule l'imagination et l'interaction du joueur.»

Keith Stuart pointe le même problème:

«Qui jouerait Link? A quoi ressemblerait-il? Avouons-le, Link s’habille comme un garçon qui aurait le rôle principal dans une production locale de Peter Pan –ce qui ne pose pas de problème sous forme de jeu vidéo. Mais à la télévision?»

Il n’est cependant pas encore temps de s’alarmer: le projet n’en est qu’au premières ébauches et n’a pas encore de scénariste. Et puis, comme le note Kotaku, «Netflix est connu pour le soin avec lequel il développe ses séries maison»

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