Tech & internetCulture

En route vers un traducteur universel, Google n’est pas encore arrivé

Repéré par Myriam Lebret, mis à jour le 09.02.2015 à 17 h 21

Repéré sur The Economist, Korben, Fluent in 3 months, The Telegraph

La Tourde Babel, de Pieter Bruegel via Wikimedia Commons

La Tourde Babel, de Pieter Bruegel via Wikimedia Commons

En janvier, Google mettait à jour son service de traduction pour faire «un pas de plus» vers la fin de la barrière des langues. Une nouvelle version applaudie par les médias, comme The Telegraph, pour qui le géant du web pourrait être «sur le point de détruire» la barrière de la langue. 

Google Translate reconnaît la langue employée et permet de traduire un texte via l’appareil photo de votre mobile. L'application permet aussi de traduire en temps réel une conversation grâce à son logiciel de synthèse vocal et ces deux services peuvent se faire sans connexion Internet et dans 80 langues différentes.

Pourtant, après avoir testé la nouvelle version de Google Translate de l'allemand vers l'anglais (et vice-versa), les journalistes de Prospero, le blog culture de The Economist, restent perplexes.

Si les phrases les plus simples sont parfaitement traduites par l’application, on déchante vite. Dans la discussion test, un dialogue entre un restaurateur et une personne qui souhaite dîner, le traducteur transforme par exemple, «Malheureusement nous n’avons pas de table pour le moment» en

«Nous n’avons pas eu de moments de table.»

Dans un autre test, la marque «Siemens» devient «démon»

Dans son article, The Economist explique que le problème principal de Google Translate est qu’on ne peut pas savoir si l’application a fait une erreur de ce type lorsqu'on ne parle pas la langue. 

Mais Google n’est pas le seul à vouloir créer une sorte de traducteur universel à la Star Treck.

Fin 2014, Skype présentait la version beta de Skype Translator, une fonctionnalité qui traduit automatiquement ce que dit une personne d’une langue à l’autre durant une conversation vidéo. Là non plus, le résultat n’est pas parfait, comme le montre cette vidéo relayée par le site Korben:

 

Les applications comme Word Lens ou Vocre ont elles aussi le même type de défauts, comme le soulignait il y a trois ans Benny, sur son site Fluent in 3 months. Même si The Economist souligne que les applications de traduction comme Google Translate font de plus en plus de progrès, il faudra attendre encore un peu pour sortir son traducteur universel en pleine réunion diplomatique... A moins que l'on goûte à l'humour involontaire du traducteur de Bing utilisé par Facebook:

François Hollande, devenu «Le président de la France, François Pays-Bas» sur la page Facebook de Banjamin Netanyahou

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte