Economie

32 heures: une start-up américaine applique déjà le programme du nouveau patron de la CGT

Repéré par Jean-Laurent Cassely, mis à jour le 07.02.2015 à 18 h 38

Repéré sur Washington Post

Offices, barely moved into. / Connie Ma via Flickr CC License By

Offices, barely moved into. / Connie Ma via Flickr CC License By

Philippe Martinez, le nouveau secrétaire général de la CGT, a évoqué pour sa première interview l’éventualité d’un passage aux 32 heures. Son élection, qui marque le retour d’une ligne dure, semble à mille lieues de la culture d’entreprise américaine. Et pourtant. Le Washington Post consacre un article à l’organisation du travail dans certaines start-ups aux pratiques atypiques, y compris par rapport à la culture du secteur. Treehouse à Portland, Oregon, qui réalise des cours en ligne de code, a mis en place les 32 heures. Ses salariés y travaillent du lundi au jeudi. Ils se calent ansi sur le rythme de vie du patron qui, âgé de 37 ans, ne travaille jamais le vendredi afin de pouvoir passer du temps avec ses deux fils et sa femme.

Une start-up de Chicago, Basecamp, a elle aussi officialisé la semaine de quatre jours la moitié de l’année, de mai à octobre.

Cette nouvelle culture d’entreprise se heurte à des objectifs irréconciliables. D’une part, le patron de Treehouse et certains de ses investisseurs considèrent que permettre aux salariés d’avoir du temps hors travail développe leur créativité et leur productivité. L’efficacité du travailleur de la connaissance étant particulièrement sensible à son environnement. Mais cette organisation est loin d’être la norme dans le secteur high tech encore moins qu’ailleurs, tout simplement parce que la concurrence y est acharnée. «Vous êtes face à des entreprises multimilliardiaires qui veulent vous écraser. Vous devez vous lever le c… ne serait-ce que pour survivre jusqu’au lendemain», rappelle l’un d’eux au Washington Post. Une semaine de 40 heures est considérée comme un mi-temps par certains patrons de start-up. 

Pour Philippe Martinez, la réduction du temps de travail permettrait de rééquilibrer l’emploi entre ceux «qui ont trop de travail» et ceux qui n’en ont pas. Peu à voir, donc, avec la philosophie d’une start-up de Portland. 

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