Culture

Katy Perry ne veut pas qu'on vende des figurines «requin de gauche»

Temps de lecture : 2 min

Les avocats de la chanteuse défendent sa propriété intellectuelle sur la véritable star du Super Bowl.

Katy Perry pendant le Super Bowl REUTERS/ Kirby Lee-USA TODAY Sports
Katy Perry pendant le Super Bowl REUTERS/ Kirby Lee-USA TODAY Sports

Taylor Swift n'est pas la seule à surveiller de près tout ce qui a trait à son univers musical. Les avocats de Katy Perry ont ainsi envoyé cette semaine une mise en demeure à un site qui commercialisait une figurine du «requin de gauche».

Ceux qui ont regardé la performance de la chanteuse au Super Bowl dimanche savent que la vraie star de ce concert ce n'était ni Katy Perry, ni même Missy Elliot, mais bien le requin de gauche.

Pour ceux qui n'ont pas regardé le show, sachez que Katy Perry était à un moment accompagnée de deux danseurs déguisés en requins, et que celui de gauche faisait n'importe quoi de la chorégraphie, ce qui lui a apporté une gloire immédiate sur l'Internet mondial.

Le moment de gloire du requin de gauche:

Le designer Fernando Sosa a créé une figurine du requin de gauche et l'a mise en ligne pour 25 dollars sur le site Shapeways, qui imprime en 3D des modèles, rapporte GigaOm. Le site a reçu une mise en demeure des avocats de Katy Perry, où ils disent qu'elle est «la propriétaire de la propriété intellectuelle montrée ou incarnée en lien avec les images et les costumes de requins utilisés et montrés dans la performance de Katy Perry au Super Bowl 2015». Comme la chanteuse «n'a jamais donné son accord à votre utilisation de son travail sous copyright et propriété intellectuelle», celle-ci est non-autorisée et illégale, arguent-ils.

Shapeways s'est exécuté, et le designer l'a posté sur Thingiverse, où les utilisateurs impriment eux-mêmes en 3D, à partir de modèles à télécharger.

Un prof de droit de l'université de NYU pense que le costume de requin de gauche ne tombe pas sous les critères américains du copyright:

Et a proposé gratuitement son aide au designer:

«Je ne comprends pas pourquoi ils en ont fait une telle affaire», a dit Fernando Sosa à CNBC. «J'en ai vendu, genre, 10 [...] Ils m'ont dit qu'ils ne distribuaient pas de license pour l'instant. Ça ne me dérangerait pas de leur payer des royalties.» D'après lui, la mise en demeure précisait que Katy Perry avait également les droits des ballons de plage et palmiers dansants de son show.

«Honnêtement, je pense que les gens devraient avoir le droit de faire des trucs à partir d'accessoires, et les accessoires ne devraient pas être sous copyright. Les palmiers et les ballons de plages ne devraient pas être sous copyright.»

Slate.fr

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