Le discours sur l’excision doit changer

Des étudiants en médecine pendant un cours sur le vagin , le 15 mars 2007 aux Etats-Unis. REUTERS/Joshua Lott

Des étudiants en médecine pendant un cours sur le vagin , le 15 mars 2007 aux Etats-Unis. REUTERS/Joshua Lott

Actuellement en France, le discours sur l’excision oscille entre misogynie et paternalisme à l’égard des femmes noires. Ce n’est pas la bonne méthode pour lutter contre cette pratique patriarcale violente.

Cet article commence il y a près de dix ans, lors d'une conversation avec une camarade de classe: 

«Je te l'avais pas dit? T'es sûre? Pourtant j'étais convaincue de t'en avoir parlé... Ben, voilà quoi, vacances au bled à huit ans, un après-midi mes parents disparaissent et là mes tantes me chopent et puis on m'a excisée quoi».

Je reste pantoise et lui explique que si elle me l'avait dit, je m'en serais souvenue! S'ensuit une conversation très pragmatique: coupée, mais coupée comment? Et sa vie sexuelle? Et les gynécos? etc.

Elle finit par me demander si à l'occasion, je serais d'accord pour qu'on compare nos sexes car elle n'a jamais eu l'occasion de le faire avec une autre femme noire non-excisée. A la pause, dans les toilettes de la fac, nous comparons nos clitoris et nos lèvres. Je lui dis que d'après ce que je vois, l'exciseuse l'a ratée dans le bon sens du terme et je lui demande où elle en est niveau masturbation et si elle veut que je lui achète un vibromasseur parce que je ne sais pas trop quoi dire et que j'ai envie d'aider.

Traitement médiatique

Cette histoire est sans doute la raison pour laquelle j'ai toujours été frappée par le traitement médiatique et institutionnel de l'excision en France. D'ailleurs, je parlai de mon projet d'article à mon amie Tata –elle aussi excisée– et elle me fit part de son agacement vis-à-vis du discours sur l'excision en ces termes:

«Et pour ma part, je m'en fiche du qu'en dira-t-on sur mon ressenti, de surcroît de la part de personnes qui n'y connaissent absolument rien et sont extérieures à tout ça. Les "moi à ta place" ou les "oh, je sais pas comment j'aurais fait" ou les "toutes les mères qui excisent leur filles sont des bourreaux" ou les "ces sauvages et leurs traditions barbares, on voit où est la modernité, c'est chez nouuuuuuus". En gros tout ces Blanc.he.s qui se la ramènent avec leur morale ethno-centrée visiblement achetée au marché sans essayer de... Non, il n'y a rien à essayer en fait. Quand on est totalement extérieur à un système, on a juste à écouter la parole de celles qui le vivent et/ou l'ont vécu. Et compatir. Et informer. Et dénoncer. Mais pas juger les victimes, leurs ressentis et leurs choix. Jamais. Non, je suis pas en colère, j'en ai juste ma claque des bottes pleines de boue qui viennent salir mon vécu et mon ressenti. Vraiment.»

Critiquer le discours répandu sur l'excision ne revient pas à soutenir l’excision elle-même

Il est important de préciser que critiquer de façon politique le discours répandu sur l'excision, en France, ne revient pas à soutenir l’excision elle-même, qui est incontestablement une des manifestations les plus visibles de la violence patriarcale. 

S'il est fondamental d'oeuvrer à la disparition des mutilations sexuelles féminines, le discours paternaliste et culpabilisant ne semble pas être la stratégie la plus efficace: il génère une honte et un sentiment de culpabilité chez les femmes concernées et une crispation dans la communauté africaine.

Le racisme

D’abord, cette problématique appartient à un mode de représentation qui tend à «étrangéiser» les femmes noires de France. Chaque fois que les médias en parlent c'est pour aborder le domaine du corps, qu'il s'agisse de beauté ou de santé, comme dans le cas de l'excision; leur extériorité géographique (la vie en banlieue ou les femmes migrantes/primo-arrivantes); ou encore leur conformité ou non aux parcours établis.

Elles ne peuvent pas être citées parmi d'autres dans des articles sur les femmes chefs d'entreprise, sur le cinéma, sur la cuisine, sur la politique... 

L’excision est l'une des thématiques de prédilection du discours médiatique misérabiliste sur les femmes noires. Pourtant, cette pratique ne concerne qu’une infime minorité: les femmes excisées sont 53.000 en France si l’on en croit l’INED, pour une population évaluée, en l'absence de statistiques ethniques, de 3 à 5 millions de Noir.e.s.

On peut à ce sujet établir un parallèle entre le traitement médiatique de l'excision et celui de la prostitution. Dans King Kong Théorie, Virginie Despentes:

«Les prostituées sont l'unique prolétariat dont la condition émeut autant la bourgeoisie»

On pourrait aisément soutenir de même que les excisées sont les uniques Noires dont la condition émeut autant la bourgeoisie.

Le féminisme blanc

Dans Causette par exemple, qui se présente comme «un magazine mensuel plus féminin du cerveau que du capiton», les femmes noires sont rarement évoquées. On compte seulement trois couvertures avec des femmes noires sur 6 ans d'existence (et une cinquantaine de numéros) de cette revue.

Correction: Une précédente version de l'article notait à cet endroit que les couvertures de Causette associaient les femmes noires à des clichés: le rire permanent ou la polygamie. Mais la couverture sur la polygamie a été réalisée par des lectrices dans le cadre d'un concours. Ce n'était donc pas une vraie couverture de Causette. Nous nous excusons auprès du magazine, de nos lecteurs et des leurs. 

Peu de femmes noires dans le magazine donc, mais bien sûr des sujets sur l'excision. Ainsi en 2010, cet article: 

«Elle se bat en permanence. À 29 ans, Fatoumata a vécu l'excision, une tentative de mariage forcé, l'esclavage et la prostitution. Pour avoir dit non à une famille pour le moins respectueuse des "coutumes", elle a été battue, a fui et, depuis ses 16 ans, doit se cacher. (…) Si on voulait faire pleurer dans les chaumières, on n'inventerait pas pire succession d'horreurs.»

Autre exemple, dans sa trilogie, Nous Noires et Françaises, la réalisatrice blanche Lorène Debaisieux consacre trois films à trois thèmes propres aux femmes noires. L’un des trois est dévolu à l'excision et au mariage forcé et s'intitule: Noires Douleurs. C'est ce type de choix de narration qui contribue à rendre centrale dans la représentation des femmes noires de France, une pratique marginale.

Dans ce documentaire, égrénées: 

  • Fatou, 27 ans, d’origine sénégalaise et malienne, excisée à Beauvais.
  • Khady, 46 ans, excisée à l’âge de 7 ans puis mariée de force à 15 ans à un Africain vivant en France, et qui a fait exciser ses trois filles en France.
  • Maïmouna, 29 ans, née en France de parents sénégalais excisée puis mariée de force en France à l’âge de 16 ans.
  • Oumou, 37 ans, d’origine malienne, excisée et mariée de force, mère de deux petites filles, prête à tout pour rompre la tradition.

Au delà du fait que je me suis toujours demandée comment les gens réagiraient si je réalisais un film intitulé, Nous Blanches et Périgourdines, je me pose la question de la focalisation sur l’excision. Pourquoi cette problématique, alors qu’elle ne concerne qu'une minorité de femmes noires en France, fascine-t-elle les Blanc.he.s? Les femmes noires excisées serviraient-elle de repoussoir face à l’Occident blanc civilisé?

Dans La Matrice de la Race, Elsa Dorlin, philosophe et professeure de philosophie politique et sociale à l'Université Paris VIII, propose une «généalogie sexuelle et coloniale de la Nation française». Elle explique:

«La pathologisation du corps des esclaves est le préalable à leur racialisation [...] De la même façon, cette opposition entre l'anatomie des femmes africaines et européennes produit une représentation normative de l'appareil génital, du désir et du plaisir féminins. Ce qui est qualifié d'hypertrophié et de contre-nature permet de définir ce qui est proportionné et naturel.»

Le misérabilisme des médias

Le racisme qui explique la disproportion de sujets consacrés à l’excision par rapport aux sujets sur les Afro-descendantes en général est aussi présent dans le traitement même de ces sujets. 

Prenons par exemple un journal télévisé de France 2, en février 2014.

Le présentateur: «Plongée dans la barbarie ordinaire pour la Journée mondiale contre l'excision [...]»

Le Narrateur du sujet: «[...] Résultat, de graves séquelles pour beaucoup de femmes, au moment de la menstruation ou de la grossesse. Fatoumata, 12 ans, multiplie les infections depuis quelques années. [...] Le terme "excision" semble lui être insupportable.»

La jeune fille: «J'ai honte maintenant.»

Le narrateur: «Wassa aussi a été soignée au dispensaire. Depuis deux ans, elle est incontinente ou presque, à tel point qu'elle a du cesser d'aller à l'école. Sa maladie reste un tabou. [...]  Elle a même menti à son mari qui arrive après l'entretien [...]»

Cet extrait met en lumière le misérabilisme qui touche souvent les sujets liés aux Noir.e.s et à l’Afrique: ces victimes qui méritent d’être sauvés par les Blanc.he.s. Les mots «barbarie», «pratique d'un autre temps» reviennent pour la énième fois à assimiler l’Afrique à un monde arriéré, au lieu de recontextualiser le phénomène de l’excision, préalable nécessaire dans une optique de prévention.

Arrêtons nous aussi sur les images choisies pour illustrer le reportage: on filme les silences, les larmes. Dans une spectacularisation de la douleur, le journaliste insiste pour que la jeune fille parle de son expérience et de son ressenti, jusqu'à la faire pleurer et ensuite faire mention de la «honte». Le journaliste n’écarte pas même une potentielle mise en danger de la femme qui dit, à visage découvert, avoir menti sur l'excision de leur fille à son mari favorable à cette pratique, peu de temps avant l'arrivée de ce dernier.

 

Capture d'écran du JT de France2

Ce passage n'est pas sans rappeler les critiques de Virginie Despentes, toujours dans King Kong Théorie, sur les attentes du «public» à propos du viol, mais qui pourraient aussi bien s'appliquer à l'excision:

«Post-viol, la seule attitude tolérée consiste à retourner la violence contre soi. Prendre vingt kilos, par exemple. Sortir du marché sexuel puisqu'on a été abîmée, se soustraire de soi-même au désir. En France, on ne tue pas les femmes à qui c'est arrivé, mais on attend d'elles qu'elles aient la décence de se signaler en tant que marchandise endommagée, polluée.»

Vraies femmes/Fausses femmes

Autre exemple du traitement de l'excision sur le site Pure People, à propos de la chanteuse Inna Modja, en août 2012:

L'emploi à deux reprises de l'expression «femme complète» est particulièrement violent. Il provient d'abord de la bouche même de la chanteuse, mais celle-ci l'emploie en réaction au regard des autres. Pure People écrit d'ailleurs qu'elle «[craignait] la fameuse phrase "tu n'es pas tout à fait une femme"». 

Le site reprend pourtant, via le titre et l'article, cette assimilation de l'excision à l'incomplétude, à son compte. Tout comme un documentaire sur la reconstruction du clitoris intitulé: Femmes, entièrement femmes.

Qu'est-ce donc qu'une femme? Si l'on s'en tient à ces «définitions», les millions de femmes excisées de par le monde ne sont donc pas complètes/entières?  Sont-elles même des femmes?

Ce phénomène de fascination/répulsion vis-à-vis des corps et des sexualités noires, accompagné d'injonctions émanant du monde blanc, est bien révélateur d'une tendance à confisquer la parole des concerné.e.s ou du moins à ne publiciser qu'un seul type de discours. Lorsque l'on commence à explorer les médias pour des ressources sur l'excision, on découvre un mode de représentation homogène, loin, très loin de la diversité de la communauté noire et des affections humaines. Les femmes excisées n'ont qu'un seul et même visage, celui de la douleur et de l'hétérosexualité -quand les médias africains n'hésitent pas à aborder la question des sexualités lesbiennes excisées.

Femmes animales

Autre exemple de traitement, dans un article de Marie-Claire de 2011:

«Quand vous prononcez "excision" devant Waris Dirie, la jeune femme se dresse, telle une panthère. [...]»

Ces métaphores héritées de l’époque coloniale, assimilant les Noir.e.s aux animaux sauvages, sont constantes dans les articles qui les concernent.

L’article de Marie-Claire poursuit:

«A 5 ans, Waris a été "mutilée": ablation du clitoris, des petites et grosses lèvres. N'ayons pas peur des mots. Encore aujourd'hui, elle en souffre. Comme ses sœurs, ses tantes et des millions de femmes qui, depuis la nuit des temps, deviennent folles dans leur corps et dans leurs têtes. Ou même en meurent. En silence. [...] Pendant des semaines, impossible de faire pipi sans une brûlure atroce. L'absence de plaisir sexuel, lui, dure toute la vie.»

Tout y est: en plus du cadre exotique, les affirmations péremptoires et effrayantes sur la vie sexuelle, la santé mentale et les douleurs physiques. Et de terminer cet article en se demandant si les auteur.e.s ont pensé un instant qu'il pourrait un jour être lu par une jeune femme excisée qui n'a pas encore connu de rapports sexuels mais qui sera humiliée et traumatisée d'avance grâce à ce résumé terrifiant de ce qu'est la vie de femme excisée.

Un épanouissement possible

Or, toutes les femmes excisées que je connais ont appris à vivre avec leur corps, à fixer elles-mêmes les conditions de leur épanouissement sentimental et sexuel et elles ne se définissent pas nécessairement ou exclusivement comme «victimes».

La bloggeuse Akhila Kolisetty, étudiante en droit à Harvard, et qui s'intéresse particulièrement aux violences basées sur le genre, explique d'ailleurs dans un article pourquoi le terme «survivantes» est essentiel:

«"Victime" pourrait impliquer une passivité, une résignation face aux circonstances, une personne blessée. Le mot "victime" prive les individus de leur volonté et de leur capacité à se battre. "Survivant.e" affiche la résistance de l'individu, la capacité d'agir face à des obstacles immenses et le travail quotidien de survivre malgré l'immense traumatisme. "Survivant.e" implique l'ingéniosité, la débrouillardise et la force intérieure. Selon moi, l'usage du mot "victime" diminue la force intérieure de celles et ceux qui ont connu toute sortes de violences, conjugales/sexuelles/de genre —ou même violences au sens large. [...] Il ne tient pas compte du fait que beaucoup de survivant.e.s vont de l'avant avec leur vie et dépassent le traumatisme.»

Préjugés

Mais c'est bien de victimes et non de survivantes que parlent le plus souvent les médias et même les associations, qu'il s'agisse de collectifs de lutte contre l'excision ou de l'Unicef: 

 

Tous ces articles emploient une rhétorique qui tend à enfermer ces femmes victimes de violences patriarcales dans leur condition de manière essentialiste et indépassable. Ce type de narration souligne systématiquement le caractère indélébile de la blessure, renvoyant à une réalité déformée et inscrivant l'analyse de ce phénomène dans un cadre européocentré.

Or, la première enquête quantitative sur la sexualité des femmes excisées, intitulée Excision et Handicap (ExH): Mesure des lésions et traumatismes et évaluation des besoins en chirurgie réparatrice et qui date de mars 2009, ne permet pas d'étayer de façon flagrante et péremptoire le discours produit sur l'excision. 

Au contraire, les résultats de cette étude sont surprenants: les écarts entre l'échantillon de femmes excisées et de femmes témoins dans certains domaines sont très faibles. Par exemple dans la partie consacrée à «la santé perçue et troubles de la santé mentale», on peut lire: 

«Parmi les femmes excisées, 71 % ont déclaré avoir un "bon" ou "très bon" état de santé général, un quart l’ont qualifié de "moyen" tandis que 3 % l’ont estimé "mauvais", voire "très mauvais". Ces proportions sont équivalentes chez les femmes non excisées»

Autre élément surprenant, les faibles variations de complications à l'accouchement entre les femmes excisées et non excisées: 

«En ne prenant en considération que les femmes ayant connu au moins un accouchement par voie basse, on ne constate pas de différences entre les femmes excisées et les femmes non-excisées concernant le recours aux forceps, la pratique d’une épisiotomie ou encore la survenue d’une hémorragie lors de l’accouchement. En revanche, 36 % des femmes excisées ont eu, au moins une fois, des déchirures lors de leur accouchement contre 29 % pour les femmes non-excisées. En outre, en contrôlant ces complications à l’accouchement par le nombre total d’enfants, autrement dit, à parité égale, on établit les mêmes constats.»

De fait, le tableau qui met en avant ces complications, comparant femmes excisées et femmes non excisées est le suivant: 

Capture d'écran du tableau de l'étude disponible ici

Bien sûr, les questions liées aux douleurs lors du premier rapport sexuel montrent des écarts significatifs entre femmes excisées et non excisées: 

Capture d'écran

De même que les questions liées à la satisfaction sexuelle en général: 

Capture d'écran

Mais les résultats de l'enquête montrent aussi que la vie sexuelle des femmes interrogées est largement plus restreinte chez les femmes excisées que non excisées: 

«La vie sexuelle d’une partie importante de notre échantillon se caractérise donc par le fait que la sexualité et la conjugalité restent totalement associées, ce qui n’est plus le cas dans les pratiques et les normes sociales dans la société française aujourd’hui. Ces femmes qui ont leur premier rapport sexuel dans le cadre du mariage et qui n’ont comme partenaire sexuel que leur conjoint, ou en cas de séparation, un deuxième partenaire qui est un deuxième conjoint, sont en situation de décalage dans le vécu de leur vie affective et sexuelle, décalage qui vient s'articuler avec les autres différences consécutives à leur situation de migration [une partie des femmes interrogées sont immigrantes]. [...] A cet aulne, on peut comprendre que 44% des femmes excisées déclarent que leur vie sexuelle est au mieux "indifférente" au pire "très désagréable" en passant par "supportable". Ce pourcentage tombe à 20% pour les femmes non excisées et ces différences sont très significatives.»

L'étude en question montre bien la déclinaison possible des douleurs liées à l'excision, mais elle permet aussi de casser un certain nombre de préjugés pour se concentrer sur les faits. Elle permet aussi de mesurer à quel point, en dépit de l'omniprésence du discours sur l'excision lorsqu'il s'agit de parler des femmes noires, il existe finalement peu de données sur la réalité et l'ampleur de ce phénomène. 

L'enjeu actuel, si l'on souhaite rendre le discours de lutte contre l'excision audible dans toute la population noire, est de dépasser les postures ethnocentrées et paternalistes sur cette question, d'interroger le continuum de représentations coloniales à l'origine de l'obsession des institutions et des médias français blancs à propos de l'excision. 

Ce travail de déconstruction des représentations et des discours issus de l'ère coloniale commence avec la prise en compte de la parole des Afro-descendantes de France qui se trouvent être excisées; et le recentrement de la narration sur leur point de vue de femmes noires vivant et/ou nées en France.

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