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Vladimir Poutine atteint du syndrome d'Asperger selon un rapport du Pentagone de 2008

Repéré par Myriam Lebret, mis à jour le 06.02.2015 à 9 h 47

Repéré sur USA Today, CBS News, The Guardian

Vladimir Poutine durant sa conférence annuelle de 2004 via Wikimedia Commons

Vladimir Poutine durant sa conférence annuelle de 2004 via Wikimedia Commons

Poutine, autiste? D’après une étude de 2011 et un rapport de 2008 réalisés pour le Pentagone et lus par USA Today, Vladimir Poutine pourrait être atteint du syndrome d’Asperger, un «trouble autistique qui pourrait affecter ses décisions». Si cette hypothèse se vérifiait, il y a peu de chances pour que la manière de gouverner du président russe évolue un jour.

Selon le rapport rédigé pour le gouvernement américain par l’ONA (Office of Net Assessment), un «think tank» interne du Pentagone, le développement de Poutine a été interrompu dans son enfance. Ce choc, qui a eu lieu dans le ventre de sa mère, est peut-être à l’origine de sa manière d’agir et de la façon dont il bouge le côté droit de son corps.

Selon Brenda Connors, experte de l’analyse des mouvements au Naval War College de Newport (Etats-Unis) citée dans le rapport de 2008, le président russe a donc une anomalie neurologique. CBS news cite une partie du rapport:

«Il compense son trouble par une prise de contrôle extrême qui se reflète dans son type de décision et dans la façon dont il gouverne.»

Poutine n’est pas la seule personne célèbre dont on suppose qu'elle est atteinte du syndrome d’Asperger au d’autres variantes du spectre autistique. C’est le cas d’Albert Einstein ou de Robin Williams par exemple. D’autres ont été clairement diagnostiqués, comme le chanteur du groupe Owl City Adam Young, ou encore la chanteuse Susan Boyle. Cette dernière avait confié au Guardian être une «Aspie» (personne atteinte du syndrome) en 2013: 

«Certains articles disent que je souffre de lésions cérébrales. C’est autre chose.»

«Cela m’a rendue plus déterminée à être celle que je voulais être», avait-elle ajouté avant de préciser que sa différence l’avait isolée des autres.

Mais les chercheurs ne peuvent pas prouver cette théorie concernant Vladimir Poutine, puisqu’ils n’ont pas pu scanner son cerveau et manquent donc d’informations. Leur hypothèse est fondée sur l’observation des mouvements du président russe depuis le début des années 2000.

Le docteur Stephen Porges, professeur à l’université de Caroline du Nord, est cité dans le rapport de 2008. A l’époque, il avait affirmé que Poutine avait une forme d’autisme. Cependant, Stephen Porges, contacté par USA Today, explique qu’il n’avait jamais vu le rapport terminé et reviendrait sur cette déclaration aujourd’hui.

Les résultats de son analyse sur le comportement de Poutine démontraient surtout que les responsables américains devaient trouver des lieux plus calmes pour engager une conversation avec le chef de l’Etat russe, puisqu’il était visiblement sur la défensive dans les grands évènements mondains:

«Si vous avez besoin de faire quelque chose avec lui, mieux vaut ne pas en faire une affaire d’Etat et plutôt le rencontrer en tête-à-tête dans un endroit tranquille.»

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