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Comment une photo a permis de lever un million de dollars pour un collège défavorisé de New York

Repéré par Claire Levenson, mis à jour le 31.01.2015 à 14 h 22

Repéré sur New York Times

Depuis 2010, Brandon Stanton, un ancien trader reconverti dans la photo, tire le portrait des New-Yorkais qu'il rencontre dans les rues. Sur son blog Humans of New York (Humains de New York, dont la page Facebook a presque atteint les 12 millions de likes),  Stanton évoque la vie de ses sujets en quelques anecdotes et citations drôles ou émouvantes. 

Le 19 janvier, Stanton a posté une photo de Vidal Chastanet, un élève d'un collège de Brownsville à Brooklyn, le quartier le plus pauvre de New York. Stanton lui demande quelle est la personne qui l'a le plus influencée dans sa vie, et Vidal, 13 ans, lui parle de la proviseure de son école, Nadia Lopez.

«Elle nous dit qu'à chaque fois qu'un d'entre nous échoue à l'école, une nouvelle cellule de prison est construite. Une fois, elle nous a tous demandé de nous lever, et un par un, elle nous a dit que nous étions importants.» 

Cette photo légendée a été partagée plus d'un million de fois sur Facebook, et le photographe a alors décidé d'aller rencontrer la proviseure, qui lui a parlé de son projet d'aller faire visiter l'université de Harvard aux collégiens pour les encourager à être plus ambitieux. Stanton a alors lancé une levée de fonds sur le site Indiegogo Life, et en quelques jours, il avait déjà récolté plus d'un million de dollars. 

Le New York Times rapporte que l'école va utiliser l'argent pour les visites d'université, mais aussi pour financer un programme éducatif d'été, ainsi que des bourses universitaires.

Grâce à cette photo et aux mots du jeune Vidal, la proviseure Nadia Lopez a reçu de nombreux messages de soutien, ainsi que des livres et des bouquets de fleurs. Elle a créé une page Facebook intitulée The Lopez Effect (l'effet Lopez) sur son travail éducatif.

Elle encourage les élèves de son collège –dont beaucoup vont très rarement à Manhattan– à imaginer un avenir en dehors de leur quartier, qui a le taux de criminalité le plus élevé de la ville. «Quand quelqu'un dit qu'il vient de Brownsville, on lui répond souvent par une grimace. Il y a un sentiment de désespoir. Je veux que ces enfants sachent qu'il est vraiment possible pour eux de réussir», avait déclaré Mme Lopez au photographe.

L'école a obtenu des résultats encourageants: l'année dernière, 72 collégiens sur 74 ont été acceptés dans des lycées hors de leur quartier. 

 

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