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L’extraordinaire hélium 3 de la Lune peut-il régler les problèmes d’énergie de la Terre?

La Lune prise par Galiléo / NASA/JPL via Wikimedia Commons. Domaine public

La Lune prise par Galiléo / NASA/JPL via Wikimedia Commons. Domaine public

L’hélium 3 est un gaz léger, non radioactif. Il s’agit d’un isotope particulier d’hélium avec deux protons et un neutron qui est apparu aux premiers instants de l’univers. Il a une caractéristique assez extraordinaire, celle de contenir une quantité d’énergie considérable consommée d’ailleurs dans les étoiles. Selon des chercheurs cités par le site Inhabitat, 25 tonnes d’hélium 3 suffiraient pour fournir toute l’énergie consommée pendant un an par les Etats-Unis. Le problème, c’est qu’il n’y a quasiment pas d’hélium-3 sur Terre… et qu’il y en a beaucoup, au moins 100.000 tonnes, sur la Lune. Il est déposé par les vents solaires à la surface de notre satellite.

Ce n’est pas étonnant du coup si la Chine a lancé des recherches sur la possibilité d’ouvrir une mine sur la lune et si l’entreprise russe S.P. Korolev Rocket and Space s’est donnée pour objectif de créer une base lunaire pour extraire l’hélium 3 d’ici 2030. C’est-à-dire demain.

Pour l’expert Chris Orcutt cité par Inhabitat, «l’hélium 3 est une alternative viable. Pourquoi prendre des risques avec notre environnement avec la fracturation hydraulique quand nous avons une ressource importante de solution alternative viable? Et plus incroyable encore, comment peut-il exister une alternative viable que la plupart des personnes ne connaissent même pas l’existence?».

Maintenant, si pour la science, l’hélium 3 serait une solution miracle à nos problèmes d’énergie, il faudrait encore aller le chercher sur la Lune et que le coût de cette opération ne soit pas exorbitant. L’homme n’a plus mis les pieds sur la Lune depuis 1972.

Pour Inhabitat, les réticences à étudier la possibilité de récupérer de l'hélium 3 sur la Lune viennent en grande partie de pressions de groupes énergétiques qui n’ont pas vraiment intérêt à voir apparaître une alternative à leurs carburants fossiles et nucléaires, voire au solaire et à l’éolien. Les Chinois et les Russes n’ont pas l’air freiné par ce type de considérations. La Chine semble particulièrement déterminée. Elle vient de lancer une sonde autour de la lune dont l’objectif est de préparer une mission qui en 2017 ira chercher des échantillons sur la surface, notamment quelques kilos d'hélium 3.

Le professeur Ouyang Ziyuan, responsable scientifique du programme chinois d’exploration lunaire, a déclaré que la lune «est tellement riche en hélium 3, que cela pourrait régler le problème des besoins en énergie de l’humanité pour au moins 10 000 ans».

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