Culture

La folie du trademark s'est emparée de Taylor Swift

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 29.01.2015 à 16 h 56

Repéré sur Vox

Taylor Swift sur l'émission Good Morning America. REUTERS/Lucas Jackson

Taylor Swift sur l'émission Good Morning America. REUTERS/Lucas Jackson

Taylor Swift a déposé plusieurs demandes pour des nouvelles marques, raconte Vox. «This Sick Beat» est une des paroles de Shake it Off, tout comme «Nice to Meet You. Where You Been?» ou «Could Show You Incredible Things» sont sur Blank Space, et «Cause We Never Go Out of Style», est sur Style. «Party Like it's 1989» est une référence à son année de naissance qui est aussi le nom de son dernier album, 1989.

Elle veut pouvoir utiliser tout cela un peu partout, explique Rolling Stone, et surtout empêcher les autres de le faire sans une licence sur à peu près tout, depuis les courroies de guitare jusqu'aux tatouages éphémères, en passant par les machines à écrire, les grande chaussettes de Noël que les Anglo-Saxons remplissent de petits cadeaux, ou les tabliers...

En apprenant cette nouvelle, on a ri, mais on n'a pas été très surpris. La chanteuse est en effet connue pour sa capacité à verrouiller son univers d'une façon que Steve Jobs ne renierait pas. Ainsi, aucun de ses albums n'est disponible sur les plateformes de musique en ligne, comme Spotify ou Deezer, parce qu'elle estime que ces modèles ne considèrent pas assez bien les artistes.

Taylor Swift va très loin pour empêcher toute fuite de sa musique, comme le prouve son interview à Rolling Stone, avant la sortie de 1989:

«La seule façon d'écouter 1989 en entier est d'emprunter l'iPhone de Swift qui est blanc et argent et couvert de stickers de chats. Il y a treize morceaux, plus quelques bonus, sous le nom de code "Saylor Twips". (On ne peut l'écouter qu'avec les écouteurs, à cause des micros cachés).»

Quand son compte Twitter a été hacké en début de semaine, elle a tenu à souhaiter bon courage aux hackers qui chercheraient des photos d'elle nue.

Mais n'allez pas croire que Taylor Swift est la seule à déposer comme marque tout ce qui peut avoir un rapport à son univers. 

Sous son propre nom, Katy Perry avait déposé «I Kissed a Girl» et utilise son entreprise, Killer Queen LLC depuis. Carly Rae Jepsen n'a pas oublié de déposer et renouveler «Call me Maybe»... La liste est un peu plus longue pour Jay-Z, par exemple. Les artistes peuvent vouloir déposer ces marques pour verrouiller leur communication, ou pour se protéger d'individus mal-intentionnés. Par exemple, Jay-Z et Beyoncé ont déposé le nom de Blue Ivy, leur enfant, après que d'autres ont essayé de le faire.[1]

Autre raison –et elles peuvent évidemment toutes s'entremêler–: se faire de l'argent, tout simplement. Vox rappelle en effet que «pour beaucoup (pas nécessairement pour Swift), les ventes d'albums et le streaming ne suffisent plus pour gagner sa vie. Une des sources dominantes de revenu pour beaucoup d'artistes est le merchandising. Vendre des t-shirts permet de tirer un profit, mais pas si tout le monde peut le faire et les vendre à votre place.»

Ce qui signifie que Taylor Swift ne devrait pas tarder à vendre des t-shirts «This Sick Beat» ou «Nice to Meet You. Where You Been?», sur sa tournée ou son magasin en ligne

1 — La reine dans le domaine du contrôle de la communication reste d'ailleurs Queen Bey. En février 2013, GQ racontait que tout ce qu'avait jamais fait Beyoncé était enregistré en vidéo par ses équipes et soigneusement stocké.

 

L'article a été mis à jour avec le remplacement de «copyright» par «trademark», dans le titre.

 

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