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Le code pénal de l'Etat islamique ressemble beaucoup à celui de l'Arabie saoudite

Temps de lecture : 2 min

Une affichette alertant sur le cas de Raif Badawi vue pendant la marche républicaine du 11 janvier 2015 à Paris / Alvaro via Wikimedia Commons License by
Une affichette alertant sur le cas de Raif Badawi vue pendant la marche républicaine du 11 janvier 2015 à Paris / Alvaro via Wikimedia Commons License by

En deux semaines ce mois de janvier, le gouvernement saoudien a fait décapiter dix personnes. Il est difficile pour les médias d'obtenir des informations sur ces procès, mais dans le passé, certains condamnés ont été exécutés pour des «crimes» tels que la sorcellerie.

Une vidéo de la décapitation publique d'une femme accusée de meurtre a été diffusée ce mois-ci par des organisations de défense des droits de l'homme, et la condamnation du blogueur Raif Badawi à dix ans de prison et mille coups de fouets a aussi récemment attiré l'attention de la communauté internationale.

Dans ce contexte, le Washington Post rapporte que le site d'informations Middle East Eye a fait une comparaison entre le code pénal d'Arabie saoudite et celui de l'Etat Islamique, diffusé sur Twitter en décembre.

Le tableau révèle que les punitions sont très similaires: lapidation pour adultère, mort pour blasphème, meurtre et homosexualité, et amputation des pieds et des mains pour banditisme. Une différence étant notamment que l'Etat islamique pratique la mort par crucifixion, contrairement à l'Arabie saoudite.

L'autre différence de taille, c'est que, comme le note le journaliste du Washington Post, l'Arabie saoudite est «un allié essentiel des Américains dans la région, ainsi qu'un membre de la coalition internationale contre l'Etat islamique».

Au début du mois de janvier, des combattants de l'Etat islamique ont mené une attaque suicide qui a tué trois militaires saoudiens, dont un général. Afin de se protéger de l'EI, le royaume saoudien prévoit la construction d'une muraille le long de sa frontière avec l'Irak.

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