Economie

Le secret de l’intelligence des groupes de travail, ce sont les femmes

Repéré par Bénédicte Le Coz, mis à jour le 20.01.2015 à 18 h 13

Repéré sur TheAtlantic, TheNewYorkTimes

Voilà pourquoi les femmes devraient gagner plus que les hommes.

NEC Corporation of America via FlickrCC License by

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C’est en groupe que le travail d’entreprise est partagé et que les décisions sont prises. «Si Facebook applique une nouvelle politique de confidentialité, c’est parce qu’un conseil de directeurs l’a décidé», rappelle le New York Times.

Si le travail de groupe est donc nécessaire au dynamisme de notre économie, comment l’optimiser? En y incluant des femmes.

Telle est la conclusion d’une équipe de scientifiques du MIT ayant étudié le comportement et les réussites de 699 individus divisés en groupes de travail. Dans leur rapport, accessible en ligne, ils expliquent:

«Le facteur d’intelligence collective n’est que peu corrélé à l’intelligence moyenne ou maximale des membres du groupe mais est corrélé à la sensibilité sociale des membres du groupe, l’égalité du temps de parole, et la proportion de femmes dans le groupe.»

L’intelligence d’un groupe ne serait donc pas déterminée par le degré d’intelligence de ses membres. L’ingrédient primordial pour une équipe qui fait recette serait avant tout la sensibilité sociale, autrement dit la capacité des uns à lire dans les pensées des autres.

D’après le MIT, les femmes seraient plus à même de deviner les pensées de leurs collègues. C’est pourquoi, parmi les équipes testées, les plus efficaces étaient celles composées du plus grand nombre de femmes. Ces équipes étaient aptes à «réaliser efficacement un grand nombre de tâches en commun, et ce même lorsque les participant(e)s collaboraient seulement en ligne, grâce à un chat, et ne pouvaient pas voir les yeux ou les expressions  des autres».

Derek Thompson, journaliste pour The Atlantic, s’interroge:

«D’autres qualités humaines, comme l’accessibilité et l’empathie, ne rentrent-elles pas en compte?»

Non, d’après les mêmes scientifiques qui considèrent que la facilité à prédire les besoins de ses collaborateurs ne participe pas à la personnalité.  C’est une aptitude. «La personnalité n’a pas d’influence sur l’intelligence collective», certifient-ils.  

Bilan du journaliste: les femmes devraient être mieux rémunérées.

«Ces résultats suggèrent que l’écart salarial entre les hommes et les femmes ne devrait pas seulement disparaître mais s'inverser. Cela me surprendrait si, d’ici une génération, les femmes ne gagnent pas plus que les hommes.»

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