Économie

Plus un avion transporte des premières classes, plus il atterrira en priorité?

Temps de lecture : 2 min

Aéroport d'Heathrow à Londres en juin 2004. REUTERS/Toby Melville tm/THI
Aéroport d'Heathrow à Londres en juin 2004. REUTERS/Toby Melville tm/THI

Vers un ciel à deux vitesses? La phrase prononcée dans le Sunday Times [lien payant] par le responsable du trafic aérien du Royaume-Uni n’est pas passée inaperçue: selon lui, les contrôleurs aériens pourraient à l’avenir donner la priorité d’atterrissage aux vols transportant plus de passagers qu’il qualifie de «clients à forte valeur».

Cette mesure n'est sûrement pas près d'être mise en place, mais ce commentaire de ce responsable du trafic aérien dans le Sunday Times, repris notamment par le Daily Mail et nombre de sites spécialisés dans l’aviation, nous permet de voir où en sont les réflexions autour de l'avenir du transport aérien.

Selon lui, à mesure que les contrôleurs aériens disposeront de plus de données sur les vols pour faire leur travail, ils pourraient donner priorité aux passagers qui doivent prendre une correspondance. Et «les implications commerciales deviennent évidentes», anticipe-t-il alors, évoquant la possibilité pour les passagers en première classe, les clients fidélisés par les compagnies et autres «clients à forte valeur» de bénéficier d’un meilleur traitement.

Reste que, selon les spécialistes du transport aérien, c’est toute la philosophie de ce dernier qui serait remise en cause par une telle mesure, car jusqu’à présent prévalait la règle du «premier arrivé, premier servi». Les contrôleurs aériens n’obéissant pas à des principes commerciaux mais de sécurité.

Ceci dit, précise le site Travel Mole, de telles demandes, si elles étaient un jour possibles, seraient le fait des compagnies aériennes et ne reposeraient pas sur le choix ou le bon vouloir des contrôleurs. Il s’agirait donc d’un ordre de priorité entre vols opérés par la même compagnie aérienne, et non d’une priorité absolue sur des vols d’autres compagnies.

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