La pollution en Chine? La faute au bacon

Le 21 novembre 2014 à Shenyang, Liaoning en Chine REUTERS/Jacky Chen

Le 21 novembre 2014 à Shenyang, Liaoning en Chine REUTERS/Jacky Chen

Un officiel chinois a récemment suggéré une explication originale au nuage de pollution qui surplombe sa ville, Dazhou: le bacon.

Rao Bing, chef-adjoint du bureau de protection de l'environnement de Dazhou, a «affirmé que la pollution atmosphérique était provoquée par les habitants préparant du jambon fumé. Des déclarations si ridicules qu'elles ont été reprises par la très sérieuse agence de presse officielle, Chine nouvelle», remarque l'AFP.

Selon Vox, qui rapporte la même information, des fonctionnaires ont en conséquence détruit des lieux dans lesquels la viande était fumée...

Les véritables causes de la pollution chinoise étaient listées en mars dernier sur le site de l'Asef (Association santé environnement France): «l’industrie, la production d’électricité pour se chauffer –70% de l’énergie est produite à partir de charbon– et l’explosion du trafic automobile. Depuis 2005, le nombre de voiture a triplé et aujourd’hui, toutes les deux secondes, une voiture fait son apparition en Chine. Les polluants atmosphériques ont ainsi suivi la même progression, avec son lot d’effets toxiques pour la santé.»

La Chine fait face à une pollution de plus en plus intense et de plus en plus grave. En février 2014, Le Point, dans un article titré «Airpocalypse sur Pékin», expliquait par exemple:

L'indice international mesurant les microparticules qui entrent dans les poumons et passent dans le sang est à Pékin 16 fois plus élevé en moyenne que le niveau d'alerte prescrit par l'OMS (Organisation mondiale de la santé). Dans la nuit de mardi à mercredi, l'indice 500 a été dépassé sur le barème de la qualité d'air (AQI). En Europe, il est exceptionnel que le seuil de 40 soit enregistré... Les principaux bâtiments et le sommet des tours de cette mégapole de plus de 25 millions d'habitants sont restés nappés ces derniers jours dans un brouillard orangé suffoquant.

Actuellement les indices sont, dans de nombreuses régions de Chine, au-delà de 200

A Pékin, le 15 janvier dernier, selon un relevé de l'ambassade américaine, la densité de particules nocives dans l’air a atteint le seuil de 568 microgrammes par mètre cube. Les quelques voitures qui roulaient devaient allumer leurs phares en plein jour.

Sur la place Tienanmen à Pékin le15 janvier 2015. REUTERS/Kim Kyung-Hoon

 

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