Science & santéFrance

Les attentats de Charlie et de Vincennes vont-ils provoquer un traumatisme collectif?

Repéré par Charlotte Pudlowski, mis à jour le 17.01.2015 à 11 h 05

Repéré sur Libération, Le Figaro

Des officiers de police portent le cercueil de leur collègue Franck Brinsolaro, policier qui était affecté à la sécurité de Charb et tué le 7 janvier 2015. REUTERS/Francois Mori/Pool

Des officiers de police portent le cercueil de leur collègue Franck Brinsolaro, policier qui était affecté à la sécurité de Charb et tué le 7 janvier 2015. REUTERS/Francois Mori/Pool

Libération se penche sur les potentielles conséquences psychologiques voire psychanalytiques de l'attentat contre Charlie Hebdo et de la prise d'otage de la Porte de Vincennes sur les Français: «certains psys évoquent la possibilité d'un traumatisme collectif». D'autres plus prudents se contentent de parler «d'une onde de choc collectibe»

Dès le 14 janvier, Le Figaro rapportait notamment une vente en hausses d'anxiolytiques: entre le vendredi de la prise d'otages à l'hyper casher et le mardi qui a suivi, 18,2 % de boîtes d'anxiolytiques ou somnifères ont été vendus de plus que d'habitude…

«Nous n'avions encore jamais observé ce type de phénomène», avait expliqué au Figaro le Dr Patrick Guérin, PDG de Celtipharm. «Seule exception à sa connaissance, la catastrophe de Fukushima en mars 2011 avec "une très forte augmentation des ventes d'iode", utilisée en prévention en cas de rejets radioactifs

Ce samedi, Libération explique:

Les spécialistes ont vu des patients réagir de manière différente à ces événements."Nombreux sont ceux qui ont ressenti des maux de tête ou de ventre, de la tachycardie, des tremblements… (...) Ou alors tout simplement sursautaient quand une personne parlait fort dans le métro, a identifié Hélène Romano, docteur en psychopathologie clinique. J’ai rencontré une personne qui n’arrivait plus à sortir de chez elle. Elle avait vécu les attentats de 1995 et cela faisait ressurgir trop de peurs."

Reste que pour comprendre les conséquences sur le long terme, il faut attendre un peu. Libé explique que pour Agathe Lemoine, spécialiste de l’état de stress post-traumatique, «il faudrait attendre le mois prochain pour parler de vrai trouble et de pathologie, pour voir si les symptômes persistent.»

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