Science & santé

La start-up qui décode le patrimoine génétique vient de signer un accord avec le numéro un mondial du médicament

Repéré par Jean-Laurent Cassely, mis à jour le 13.01.2015 à 18 h 57

Repéré sur Wired, Bloomberg

Double hélice d'ADN. REUTERS/National Human Genome Research Institute/Handout

Double hélice d'ADN. REUTERS/National Human Genome Research Institute/Handout

Le géant de l’industrie pharmaceutique Pfizer a signé un accord avec la start-up 23andMe pour obtenir les données sur le génome de 650.000 individus. Selon les termes de l’accord, signale Bloomberg, Pfizer pourra accéder à ces données anonymes de clients de 23andMe, une entreprise qui fournit des informations génétiques à partir de tests de salive à des clients individuels. Ces informations concernent les prédispositions génétiques des individus pour plusieurs types de maladies, ainsi que les origines géographiques de leurs ancêtres.

Au cœur de ces accords, réside l’espoir que le «big data», la compilation de grandes quantités de données et leur croisement, permettra d’établir des connexions nouvelles entre les caractéristiques des patients et leurs maladies. A ces fins, les clients qui ont acheté des kits pour tester leur génome peuvent répondre sur le site de l’entreprise à un nombre infini de questions, de leurs mensurations à la couleur de leurs cheveux...

La start-up avait déjà conclu début janvier un accord avec l'américain Genentech, (laboratoires Roche), pour 10 millions de dollars, qui devrait concerner en particulier la maladie de Parkinson. Et elle devrait annoncer dans les prochains jours dix autres accords similaires avec d’autres acteurs du médicament et de la biotechnologie.

Née dans la Silicon Valley en 2007, soutenue financièrement par Google, s’attaquant au marché du patrimoine génétique, 23andMe a toutes les caractéristiques du nouvel entrant qui bouscule bruyamment le secteur de la santé, perçu par les analystes comme le prochain grand marché à bénéficier des technologies de l’information. Sa présidente Anne Wojcicki a été mariée à Sergey Brin, cofondateur de Google qui n'a jamais caché son intérêt pour la recherche sur la maladie de Parkinson, dont le patrimoine génétique de sa famille est porteur. 

23andMe a eu à faire en 2013 à l’administration américaine, qui lui a interdit de vendre des analyses génétiques avec des informations fournies à ses clients, considérant qu’il s’agissait de service médical, pour lequel la start-up n’était pas habilitée. Une décision qui lui avait coûté des clients individuels. Désormais, elle semble avoir trouvé un débouché porteur auprès des laboratoires pharmaceutiques. 

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