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Le président sri-lankais perd l’élection, son astrologue pointé du doigt

Temps de lecture : 2 min

Les astres pensaient que c’était le bon moment pour organiser les présidentielles. Le président sri-lankais a perdu avec 48 % des voix.

L'ancien président Mahinda Rajapaksa, quelques jours avant sa défaite à l'élection présidentielle sri-lankaise, le 5 janvier. REUTERS/Dinuka Liyanawatte.
L'ancien président Mahinda Rajapaksa, quelques jours avant sa défaite à l'élection présidentielle sri-lankaise, le 5 janvier. REUTERS/Dinuka Liyanawatte.

Le président du Sri Lanka, Mahinda Rajapaksa, a reconnu sa défaite vendredi 9 janvier. La campagne, exceptionnellement courte, avait duré à peine 7 semaines, après que le président avait appelé à une élection anticipée. Beaucoup craignaient des heurts, dans un pays où les tensions restent vives après 37 ans de guerre séparatiste avec les Tigres tamouls, comme le raconte Le Monde.

Mahinda Rajapaksa a même dû démentir une tentative de coup d’Etat pour rester en place. Si après dix ans au pouvoir, un record en Asie du sud, la défaite est amère, l’ancien président peut aussi blâmer une personne en particulier, son «astrologue royal», Sumanadasa Abeygunawardena.

L’AFP raconte comment ce dernier conseillait Mahinda Rajapaksa depuis 32 ans, et lui avait proposé d’avancer les élections présidentielles en janvier 2015, car les astres estimaient que c’était le bon moment. Le jour du vote, le président-candidat apparaissait très confiant et déclarait attendre une «victoire retentissante». Mais les astres se sont joués de lui: avec 48% des voix, il a reconnu sa défaite au profit de son ancien ministre de la Santé, Maithripala Sirisena.

«Toutes les prédictions de Nostradamus ne sont pas devenues vraies non plus», a tenté de se justifier le leader spirituel. Depuis la défaite, le conseiller a perdu son logement, sa limousine, et son poste au sein d’une banque gérée par l’Etat. Il préfére pour l'instant éviter les médias et prendre du recul, mais se dit confiant vis-à-vis de ses fidèles. «J’ai beaucoup de gens qui me suivent, et ils ne m’abandonneront pas», affirme-t-il.

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Et pour ne pas perdre toute son aura, Sumanadasa Abeygunawardena affirme qu’il savait que celui qu’il appelle «Notre Sir» était voué à l’échec, mais qu’il n’avait pas eu le cœur de lui avouer: «Dans ce cas, l’horoscope de l’opposant était plus puissant que celui de Notre Sir.» L’AFP note néanmoins que ce refus de dire au président qu’il le voyait perdre a peut-être une autre raison, plus pragmatique: «Un de ses collègues a été arrêté et jeté en prison en 2009 pour avoir publiquement prédit que le président allait perdre l’élection de l’année suivante.»

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