Culture

[VIDÉO] Les motifs favoris du cinéma d'Hitchcock résumés en cinq minutes

Temps de lecture : 2 min

James Stewart dans «Fenêtre sur cour» d'Alfred Hitchcock

Alfred Hitchcock fait sans doute partie des cinéastes qui se prêtent le mieux à l'exercice du supercut, et un récent montage, signé du réalisateur Steven Benedict, en fournit une nouvelle fois la preuve. En cinq minutes, ce dernier a compilé toute une série de motifs qui reviennent régulièrement dans le cinéma d'Hitchcock (des gens qui se retiennent à une autre personne de la main, un escalier filmé en plongée, une spirale, des rideaux qui s'ouvrent, des yeux en gros plan, des voyeurs, le chignon d'une femme...), le tout soutenu par un montage de musiques des films du maître du suspense.

Notre consœur de Slate.com Aisha Harris considère qu'il s'agit «peut-être du plus impressionnant montage» jamais consacré à Hitchcock. Au risque de paraître chauvin, on citera quand même celui réalisé par Jean-Luc Godard dans l'épisode 4A de ses Histoire(s) du cinéma, en 1998. Dans une optique qui rejoint un peu, en plus théorique, celle de Steven Benedict, le réalisateur y montrait comment, chez Hitchcock, le MacGuffin (l'intrigue-prétexte) est occulté au profit de chocs visuels très concrets: le verre de lait de Soupçons, la bouteille de vin des Enchaînés, la partition de musique de L'Homme qui en savait trop... Godard:

«Parce que, à travers eux et par eux, Alfred Hitchcock réussit là où échouèrent Jules César, Hitler, Napoléon: prendre le contrôle de l'univers. Peut-être que dix mille personnes n'ont pas oublié la pomme de Cézanne, mais c'est un milliard de spectateurs qui se souviendront du briquet de L'Inconnu du Nord-Express. Et si Alfred Hitchcock a été le seul poète maudit à avoir rencontré le succès, c'est parce qu'il a été aussi le plus grand créateur de formes du XXe siècle.»

Malheureusement, l'extrait n'est pas visible en vidéo en ligne, mais vous pouvez l'écouter ci-dessous à partir de 12'10'', dans la version audio commercialisée par les éditions ECM.

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