France

Une professeure de collège défend ses élèves de Seine Saint-Denis face aux généralisations

Temps de lecture : 2 min

Des chaises (utilisées pour un blocage d'université, à Marseille en 2009). REUTERS/Jean-Paul Pelissier
Des chaises (utilisées pour un blocage d'université, à Marseille en 2009). REUTERS/Jean-Paul Pelissier

Ces derniers jours, plusieurs professeurs ont raconté dans différentes publications pour raconter comment certains de leurs élèves essayaient de justifier le meurtre des caricaturistes et journalistes de Charlie Hebdo. Sur notre site, Louise Tourret a évoqué ces évènements.

Dans un long article publié samedi 10 janvier sur Tailspin, un blog tenu par plusieurs personnes, Marie, une professeur de collège revenait sur les attentats terroristes, et la façon dont elle les a abordés avec ses élèves de Seine Saint-Denis. Elle en profite pour donner un autre point de vue, les défend et dénonce la généralisation et le regard braqué sur ces collégiens qui n'avaient rien demandé.

«Toutes et tous ont compris. Aucun ne m’a dit : "C’est bien fait", "Ils l’ont bien cherché", "Je suis bien content-e". Aucun. Je n’ai pas eu besoin de les mener à dire quoi que ce soit. Ils l’ont dit eux-mêmes. Les enfants de Seine Saint-Denis ne sont pas des idiots. [...]

Il me semble de mon devoir, aujourd’hui, samedi 10 janvier 2015, de constater que nous avons face à nous une poignée de ces enfants. Et que, parmi tous nos collégiens, une immense majorité est capable d’un discours intelligent, capable d’entendre ce que nous disons, capable d’apprendre.

Il me semble de mon devoir, aussi, de faire comprendre à tous ceux qui en douteraient encore, qu’un enfant conditionné dès le berceau pourra très certainement dire des choses stupides, choquantes, révoltantes. Il est évident qu’il faut le condamner. Il est essentiel de comprendre qu’il est minoritaire. Essentiel. Indispensable. Vital.»

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